
Un troisième report dans une affaire sous haute tension
Khardiata Tandian attend toujours la décision du tribunal correctionnel de Dakar dans l’affaire de falsification de la signature d’Ousmane Sonko. Initialement prévue pour le 9 juillet 2026, l’audience a été une nouvelle fois repoussée. Le juge a finalement fixé le délibéré au 23 juillet, marquant le troisième report de cette procédure déjà longue.
Cette décision intervient pour les mêmes motifs que le précédent ajournement : l’absence d’une personne citée dans le dossier. Le tribunal a en effet insisté pour entendre ce témoin clé avant de rendre son verdict.
Un complice présumé toujours introuvable
Le dossier ne se limite pas à Khardiata Tandian. Un homme, présenté comme son complice présumé, Chérif Zeyni Abidin Sy, doit également comparaître. Ce dernier n’était pas présent lors du procès initial, et sa présence est jugée indispensable pour clore définitivement l’affaire.
Le tribunal a donc décidé de reporter une fois de plus le délibéré, laissant Khardiata Tandian en détention jusqu’à la nouvelle date fixée.
La défense tente une sortie de prison
Lors de cette audience, l’avocat de Khardiata Tandian a saisi l’opportunité du report pour déposer une demande de liberté provisoire. Le conseil a plaidé en faveur de la libération de sa cliente, affirmant qu’elle remplissait toutes les conditions pour en bénéficier.
Parmi ses arguments, l’avocat a souligné que tous les procès-verbaux de l’affaire avaient déjà été versés au dossier. Selon lui, le maintien en détention de sa cliente n’est plus justifié, car elle ne représente aucun risque pour la bonne marche de la justice.
La défense a également écarté tout risque de pression sur les témoins ou de dénaturation des faits, arguant que Khardiata Tandian avait déjà été entendue par le tribunal.
Plus d’un an derrière les barreaux
L’avocat a mis en avant la durée excessive de la détention de Khardiata Tandian, qui s’éternise depuis plus d’un an. Il a estimé que cette période pourrait déjà couvrir une éventuelle peine, rendant son incarcération superflue.
Il a également évoqué la dégradation de sa situation sociale et familiale, rappelant que cette femme, mère d’un enfant, subit des conséquences de plus en plus lourdes.
Le ministère public s’oppose à la libération
Malgré les arguments de la défense, la demande de liberté provisoire a été rejetée. Le procureur a justifié son opposition en invoquant un risque de trouble à l’ordre public et une absence de garanties suffisantes concernant la représentation de Khardiata Tandian en justice.
Le tribunal a finalement suivi l’avis du parquet, maintenant la prévenue en détention jusqu’au 23 juillet.
Une affaire suspendue à la présence d’un témoin clé
Le dénouement de cette procédure dépend désormais de la comparution de Chérif Zeyni Abidin Sy. Son absence lors des audiences précédentes avait déjà empêché le tribunal de rendre sa décision. Ce nouveau report confirme la volonté des juges de disposer de tous les éléments avant de statuer.
Sauf imprévu, Khardiata Tandian connaîtra son sort le 23 juillet prochain. En attendant, elle reste incarcérée, sa demande de liberté provisoire ayant été rejetée.

