Argentine-suisse : l’albiceleste défie les pronostics en quart de finale

Ce dimanche à 3 heures, l’Argentine défiera la Suisse en quart de finale de la Coupe du monde 2026. Une rencontre qui s’annonce sous haute tension après le parcours semé d’embûches des champions du monde en titre.

Dès les seizièmes de finale, l’Albiceleste a frôlé l’élimination face au Cap-Vert, ne s’imposant qu’en prolongations (3-2). En huitièmes, le scénario s’est répété contre l’Égypte : menée 2-0, l’équipe argentine a renversé la vapeur dans les dernières minutes, avec un but de Cristian Romero à la 83e minute et un autre d’Enzo Fernandez à la 90e+3. Une performance qui a marqué les esprits et confirmé la résilience de cette équipe.

Le parcours de l’Argentine en 2026 rappelle étrangement celui de 2022 au Qatar, où les matchs serrés et les retournements de situation avaient fait d’elle la reine des prolongations. Avec 12 matchs remportés en prolongations en Coupe du monde, dont 10 victoires, l’équipe de Lionel Scaloni est devenue une spécialiste de ces moments décisifs. « Peu d’équipes arrivent à retourner un match avec autant de péripéties », souligne un expert.

La « garra » argentine : une philosophie de combat

Au-delà des résultats, c’est une véritable culture du dépassement qui anime l’Argentine. La garra – cette ténacité à toute épreuve – est devenue l’ADN de l’équipe. Les médias locaux et les supporters célèbrent cette capacité à souffrir, à se battre et à ne jamais abandonner, même dans les situations les plus désespérées.

« La résilience ne s’achète pas, elle se vit », pouvait-on lire dans la presse argentine après la qualification contre l’Égypte. Une mentalité qui transcende le terrain et qui fait de cette équipe un adversaire redoutable, même face à des nations moins bien classées à la FIFA.

Pourtant, certains observateurs tempèrent cet enthousiasme. Un ancien international sénégalais, présent sur place, rappelle que l’Argentine n’a pas encore affronté de « très grande nation » en 2026. « Une équipe visant un deuxième titre consécutif ne doit pas trembler face au Cap-Vert ou à l’Égypte », estime-t-il. La Suisse, adversaire du jour, pourrait-elle être ce grain de sable dans la machine argentine ?

Une équipe plus forte qu’en 2022 ?

Le sacre de 2022 s’était construit sur des victoires étriquées, notamment contre l’Australie (2-1) et les Pays-Bas (2-2, 4-3 aux tirs au but). En finale, la France avait résisté jusqu’aux prolongations avant de céder face à l’Argentine (4-2 aux tirs au but). Quatre ans plus tard, le noyau dur de l’équipe reste intact, à l’exception d’Angel Di Maria, retraité. « Dès les premiers matchs, je me suis dit que ça tenait autant la route qu’en 2022 », confie un ancien champion du monde.

Les performances de Lionel Messi, désormais âgé de 39 ans, sont également saluées. Avec 8 buts marqués en 2026, le génie argentin confirme son statut de leader incontesté. « Messi est plus fort qu’en 2022 », affirme un spécialiste. Pourtant, certains craignent que l’équipe ne repose trop sur ses épaules. « Le jour où il est muselé, l’Argentine explosera », met en garde un consultant.

Malgré ces interrogations, une chose est sûre : l’Albiceleste a su prouver qu’elle était une équipe de caractère, capable de renverser les montagnes. Face à la Suisse, elle aura une nouvelle fois l’occasion d’écrire l’histoire.