Contester un président gabonais sans insulter sa famille : l’appel des leaders politiques

Lors d’une conférence de presse tenue le 12 août à Libreville, plusieurs figures politiques gabonaises ont fermement condamné les attaques personnelles proférées par certains activistes de la diaspora à l’encontre du Président Brice Clotaire Oligui Nguema.

Des responsables de différents partis réunis à Libreville dénoncent les insultes et appellent au respect

David Mbadinga, président de l’Union des patriotes gabonais loyalistes (UPGL) et porte-parole du collectif, a marqué les esprits en déclarant : « On peut contester un Président sans insulter sa mère ». Autour de lui, Florentin Moussavou (Conscience et action citoyenne – CAC) et Paskhal Nkoulou (Bloc démocratique populaire – BDP) ont apporté leur soutien à cette position.

Pour ces leaders, les propos tenus récemment par des activistes, dont certains ont gagné en visibilité sur internet, dépassent le cadre du débat politique. Ils estiment que ces attaques, notamment celles de Landry Mbeng, alias « Lanlaire », résidant en Suisse, portent atteinte à l’honneur des institutions et à l’image du Gabon.

Un débat politique qui doit rester respectueux

Dans leur déclaration, les représentants politiques ont souligné que le débat public ne doit pas être dominé par les insultes ou l’humiliation. Pour eux, ces excès nuisent à la crédibilité du pays et discréditent ceux qui les propagent. « Quand la contestation se transforme en attaques personnelles, c’est la dignité même de notre nation qui est en jeu », a rappelé David Mbadinga.

Appel à l’apaisement en août, mois de la Nation

Les leaders ont profité de cette tribune pour lancer un appel à la modération, en insistant sur l’importance de ce mois d’août, traditionnellement dédié à la célébration de l’unité nationale. Ils ont rappelé que chaque Gabonais est appelé à réaffirmer son attachement à la paix et à la cohésion sociale, au-delà des clivages politiques.

La contestation, oui, mais sans outrances

Au-delà des divergences idéologiques, le collectif a réaffirmé que la critique politique peut s’exprimer avec fermeté sans verser dans l’irrespect. Pour ces responsables, il est essentiel de préserver le respect dû aux personnes, y compris aux familles des dirigeants, afin de maintenir un débat sain et constructif.