Abidjan — Les 22 et 23 juin 2026 marquent un tournant décisif pour la première promotion en management de l’économie numérique de l’École multinationale supérieure des postes (EMSP). Le ministre de la Transition numérique et de l’Innovation technologique, Djibril Ouattara, a officiellement lancé leur stage de validation, une étape clé du parcours de licence professionnelle pour ces futurs acteurs de la transformation digitale en Côte d’Ivoire et dans les autres pays africains membres de l’EMSP.
Un programme pilote pour façonner les leaders du numérique africain
Ce stage de trois mois, qui s’étend jusqu’au 22 septembre, s’intègre pleinement au cursus des étudiants en Licence 3 (L3) des Formations supérieures en management de l’économie numérique (FS MENUM). Au-delà de l’acquisition de compétences techniques, cette immersion professionnelle vise à renforcer leur adaptabilité et leur leadership dans un environnement économique en pleine mutation.
Répartis dans 43 structures publiques, parapubliques et privées, les 100 étudiants bénéficient d’un accompagnement financier équivalent à trois mois de bourse. Cette aide, destinée à couvrir notamment les frais de transport, leur permet de se concentrer pleinement sur leur apprentissage et leur intégration au sein des entreprises.
Un appel à l’excellence et à la responsabilité historique
Lors de la cérémonie organisée à l’auditorium de la Tour Postel 2001, le ministre Djibril Ouattara a souligné le caractère exceptionnel de cette promotion. « Vous êtes les ambassadeurs de ce programme pionnier, et par votre engagement, vous façonnez l’avenir de la transformation numérique de nos États », a-t-il déclaré. Il a insisté sur les valeurs de rigueur, d’intégrité et d’audace, encourageant les étudiants à devenir des forces de proposition au sein des entreprises qui les accueillent.
Le directeur général de l’EMSP, Michel Touré, a quant à lui mis en avant la singularité des profils formés. « Ces étudiants ne sont ni des ingénieurs ni des techniciens, mais des professionnels polyvalents, capables d’évoluer dans tous les écosystèmes, qu’ils soient traditionnels ou émergents », a-t-il expliqué. Cette adaptabilité est au cœur de la stratégie de l’établissement, qui a su évoluer depuis sa création en 1970 pour répondre aux enjeux des secteurs postaux et financiers, tout en embrassant les défis du numérique et de la logistique moderne.
L’EMSP : une institution interafricaine au service de l’innovation
Fondée sous l’égide de l’Union postale universelle (UPU), l’EMSP rassemble aujourd’hui huit pays africains : le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal et le Togo. Son objectif ? Former des cadres capables de relever les défis des administrations postales, des services financiers et des nouvelles économies digitales.
La cérémonie de lancement a réuni plusieurs personnalités de haut niveau, dont le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, ainsi que l’ambassadeur de Mauritanie en Côte d’Ivoire, S.E.M. Mohamed Abdallah, venu représenter les États membres de l’EMSP.
Une chose est sûre : cette première promotion incarne l’ambition d’une Afrique résolument tournée vers l’innovation, prête à relever les défis de demain avec détermination et expertise.