Le jeudi 18 juin 2026, l’Agence nationale de recouvrement des avoirs confisqués et saisis (Anracs) a procédé à l’incinération publique de 95 kilogrammes de cocaïne et de grandes quantités d’autres stupéfiants sur le site d’Ahozon, dans la commune de Ouidah. Cette action marque une étape décisive dans la lutte contre la criminalité organisée au Bénin.
Une saisie portuaire majeure réduite en cendres
Parmi les substances détruites figurait en tête la cargaison de 95 kg de cocaïne pure, interceptée un mois plus tôt au Port autonome de Cotonou. L’opération s’est déroulée sous le contrôle des autorités judiciaires, en présence de magistrats, de représentants du ministère de la Justice, de la Police républicaine et des Forces armées béninoises.
Selon le Directeur général de l’Anracs, Raynier Florent Gnansomon, ces produits proviennent de différentes opérations menées dans le cadre de la politique nationale de répression des réseaux de stupéfiants. La cocaïne avait été découverte à la mi-mai 2026 par l’Unité spéciale de Police fluviale et maritime (USPFM), qui avait trouvé cinq ballots dissimulés dans la crépine d’un navire porte-conteneurs battant pavillon étranger. L’affaire a ensuite été confiée à l’Office central de répression du trafic illicite des drogues et précurseurs (Ocertid).
Cannabis et psychotropes également détruits
Outre la cocaïne, l’Anracs a fait incinérer d’importants stocks de cannabis et de produits psychotropes saisis lors de procédures judiciaires récentes. L’agence rappelle que cette destruction systématique vise à appliquer strictement les décisions de justice et à éliminer tout risque de réintroduction de ces substances dangereuses dans les circuits criminels, qu’ils soient locaux ou internationaux.
Un dispositif sécuritaire renforcé
Le convoyage, la sécurisation du site d’Ahozon et la surveillance de la combustion ont été assurés par un dispositif mixte de militaires et de policiers. « Leur destruction constitue l’une de nos prérogatives », a déclaré Raynier Florent Gnansomon, soulignant que l’Anracs remplit ainsi sa mission légale de gestion et de liquidation des biens saisis dans le cadre de la criminalité transnationale. Ces produits toxiques, sortis définitivement des scellés judiciaires, marquent la fin de plusieurs procédures de démantèlement de réseaux mafieux au Bénin.
