L’attente dure depuis quatre ans pour l’OL Lyonnes. Le club le plus titré de l’histoire de la Ligue des champions féminine, avec ses huit couronnes, n’a plus goûté au sacre continental depuis 2022. Pour cette institution bâtie pour la victoire, cette période sans trophée européen semble interminable. Sous l’impulsion de sa présidente Michele Kang, l’équipe rhodanienne retrouve ce samedi 23 mai à 18h à Oslo son plus grand rival actuel : le FC Barcelone.
Le club catalan s’est imposé comme la nouvelle puissance du football féminin, enchaînant six finales de rang et glanant trois titres (2021, 2023, 2024). Cette confrontation en Norvège marque le troisième duel en finale entre ces deux institutions sur les dernières années, après les victoires lyonnaise en 2022 et barcelonaise en 2024. Ce choc au sommet s’annonce comme une véritable bataille pour la souveraineté européenne.
L’ambition d’un quadruplé inédit pour les joueuses de l’OL Lyonnes
Après quelques saisons de transition, l’OL Lyonnes affiche une forme étincelante en 2026. Sous les ordres de Jonatan Giráldez, ancien technicien du camp adverse, les Lyonnaises sont en quête d’un quadruplé historique. Fortes de leurs succès en Coupe de la Ligue et en Coupe de France, elles visent désormais le Graal européen avant de conclure leur championnat face au Paris FC le 29 mai prochain.
« Nous avons atteint notre premier objectif en nous qualifiant pour ces quatre finales. Désormais, nous voulons les quatre trophées pour montrer à l’Europe que nous continuons de progresser », affirme avec détermination la latérale Selma Bacha. Un sentiment de responsabilité partagé par l’emblématique capitaine Wendie Renard, qui rappelle que seule la victoire permet de marquer durablement les esprits dans l’histoire du sport.
Le groupe actuel allie expérience et jeunesse triomphante, à l’image de Melchie Dumornay. La jeune joueuse, récemment distinguée par plusieurs prix individuels, souligne la remise en question profonde effectuée par le club pour revenir au plus haut niveau et effacer la déception de la précédente finale contre les Barcelonaises.
Pour Ada Hegerberg, première lauréate du Ballon d’or, ce retour en finale prouve la résilience de l’institution malgré les départs de figures historiques et les changements de staff. Selon l’attaquante, l’ADN de l’OL Lyonnes reste celui d’un club conçu pour la gagne.
Une finale aux airs de retour aux sources en Norvège
Cette finale à Oslo revêt une dimension émotionnelle particulière pour les deux internationales norvégiennes de l’effectif lyonnais. Ada Hegerberg et Ingrid Engen auront le privilège de disputer ce titre majeur sur leurs terres, devant leur public.
« Revenir en Norvège avec cette équipe est une immense fierté. Je veux montrer aux supporters norvégiens le talent de mes coéquipières et la classe mondiale de joueuses comme Wendie Renard », confie Ada Hegerberg.
Pour Ingrid Engen, arrivée de Barcelone à l’été 2025, jouer dans le stade habituel de la sélection nationale est un rêve devenu réalité. Cette rencontre est perçue comme une opportunité unique d’inspirer la nouvelle génération de footballeuses en Norvège.
Pour les supporters restés en France, l’effervescence sera également au rendez-vous. Une fan-zone exceptionnelle sera installée sur la place des Terreaux à Lyon, permettant de suivre ce duel épique en direct sur écran géant et de soutenir les joueuses dans leur quête de gloire internationale.
