L'épidémie d'Ebola en République démocratique du Congo (RDC) a fait 600 morts depuis son apparition, selon le dernier bilan publié jeudi par l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Au total, 1.759 cas confirmés ont été enregistrés dans le pays, d'après un rapport de situation arrêté au 7 juillet.
La maladie continue de se propager et son étendue n'a pas encore été pleinement déterminée, a indiqué Anne Ancia, représentante de l'organisation en RDC. Les centres de traitement fonctionnent à près de 90 % de leur capacité, ce qui exerce une forte pression sur le dispositif sanitaire.
Le principal foyer de l'épidémie se situe dans la province de l'Ituri, dans le nord-est de la RDC, à la frontière avec l'Ouganda et le Soudan du Sud. Le virus est également présent dans les provinces voisines du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, où l'insécurité demeure élevée en raison de la présence du groupe armé M23.
Les déplacements de populations, la persistance des violences et la fragilité du système de santé compliquent considérablement les opérations de lutte contre la maladie. L'organisation souligne également l'importance des besoins humanitaires, notamment en matière de protection des civils, d'accès à l'alimentation et aux soins essentiels.
Face à cette situation, un essai clinique évaluant deux traitements expérimentaux a été lancé le 2 juillet. Par ailleurs, l'OMS a autorisé en urgence l'utilisation du premier test de diagnostic moléculaire destiné à détecter cette souche rare du virus.
Depuis un demi-siècle, Ebola a causé la mort de plus de 15.000 personnes en Afrique. La plus grave épidémie enregistrée en RDC, entre 2018 et 2020, avait fait près de 2.300 morts sur environ 3.500 cas recensés.
