Fonctionnaires béninois : les salaires et carrières enfin réglés

Une opération historique pour les agents de l’État béninois

Le ministère de l’Économie et des Finances, placé sous la direction de Romuald Wadagni, vient de lancer une opération d’envergure visant à solder les retards accumulés dans les avancements et paiements des agents publics. Une mesure saluée par les fonctionnaires, qui attendaient cette régularisation depuis des années.

Un calendrier strict pour une exécution rapide

Cette initiative, encadrée par une note officielle signée par Léa Estelle Honfo Akpovo, Secrétaire générale adjointe du ministère des Finances, s’étend sur l’intégralité du mois de juin. Elle couvre tous les avancements devant prendre effet au plus tard le 31 décembre 2026, ainsi que ceux des années antérieures. Une démarche qui s’inscrit dans une logique de transparence et de justice sociale.

Deux axes majeurs pour restaurer la confiance

Cette réforme administrative repose sur deux piliers essentiels :

  • La mise à jour des carrières : Chaque dossier bloqué sera finalisé pour attribuer aux fonctionnaires le grade ou l’échelon correspondant à leur expérience et à leurs compétences.
  • Le versement des arriérés de salaire : Les augmentations et les rappels de paye liés à ces avancements seront intégralement versés aux bénéficiaires, garantissant ainsi une équité financière.

Pour concrétiser cette opération, le gouvernement s’appuie sur un outil innovant : le Sigrhp (Système intégré de gestion des ressources humaines et de la paie). Ce logiciel moderne permet d’accélérer les procédures, d’éliminer les erreurs et d’assurer une traçabilité optimale des dossiers.

Une mobilisation immédiate des administrations

Pour garantir l’efficacité de cette régularisation, les ministères et institutions publics sont tenus de réagir sans délai. Les responsables doivent compiler et transmettre sans attendre les listes des agents éligibles à la Direction Générale de la Fonction publique. Une exigence qui reflète la détermination du gouvernement à résoudre définitivement cette question.

En pariant sur la modernisation de l’État tout en préservant les intérêts des travailleurs, Romuald Wadagni envoie un signal fort : la performance administrative doit rimer avec équité et respect des droits des fonctionnaires.