Les travailleurs du Port autonome de Lomé ont lancé un préavis de grève de trois jours, prévu du 25 au 27 juin 2026, pour réclamer l’amélioration de leurs conditions de travail. Cette décision fait suite à des mois de négociations infructueuses, marquées par des promesses non tenues et des revendications toujours ignorées par la direction.
des conditions de travail jugées intolérables
Depuis octobre 2025, les agents du port dénoncent des situations inacceptables : des salaires jugés dérisoires, une protection sociale quasi inexistante en cas d’accident, et des équipements de sécurité souvent absents ou défaillants. Malgré les multiples réunions organisées pour tenter de trouver une issue, les salariés estiment que leurs demandes légitimes n’ont reçu aucune réponse concrète.
Leur combat dépasse le cadre professionnel : ils considèrent que la grève est aussi un moyen de préserver un outil économique vital pour le Togo. Avec plus de 3 000 employés, le port de Lomé joue un rôle clé dans le commerce régional, et son bon fonctionnement est essentiel pour l’économie du pays.
les revendications portées par les travailleurs
Parmi les priorités du syndicat, on retrouve plusieurs exigences majeures. Les agents réclament d’abord l’adoption d’un statut unique pour l’ensemble du personnel, afin de garantir des droits équitables. Ils demandent également le respect strict des temps de pause et du repos hebdomadaire, ainsi que l’application intégrale des congés annuels et de leurs primes associées.
Autre point crucial : l’alignement des pointeurs sur les avantages accordés aux dockers réguliers, conformément à l’accord collectif d’établissement. Les heures supplémentaires devraient être rémunérées selon la législation en vigueur, et tous les dockers occasionnels doivent être affiliés à la Caisse nationale de sécurité sociale. Enfin, les agents exigent la reconnaissance de la prime de salissure et de manutention, ainsi qu’une transparence totale sur leurs bulletins de paie, incluant clairement les classifications professionnelles et les avantages perçus.
une mobilisation sous haute tension
Le syndicat a appelé l’ensemble des employés à se joindre à la grève pendant trois jours, tout en rappelant que la participation reste une décision individuelle. Ce mouvement de protestation place la direction du port face à un défi de taille : trouver une solution rapide pour éviter une paralysie prolongée d’un secteur déjà fragilisé par une dette importante. La résolution de ce conflit social devient ainsi un enjeu de stabilité économique et de bonne gouvernance.
