La Côte d’Ivoire reçoit un appui financier conséquent pour son développement et sa transition énergétique

À Abidjan-Cocody, une étape décisive a été franchie le mercredi 8 juillet 2026 : le Gouvernement de Côte d’Ivoire et la Banque mondiale ont officialisé cinq accords de financement. Cette enveloppe colossale, s’élevant à 875 millions de dollars (environ 525 milliards de francs CFA), vise à dynamiser l’économie nationale. Parallèlement, un protocole d’intention tripartite a été signé avec le groupe italien Eni, scellant un engagement à élaborer le Plan directeur gazier du pays, une initiative stratégique pour l’avenir énergétique de la Côte d’Ivoire.


Ces fonds substantiels incarnent l’approfondissement du partenariat stratégique qui unit le Groupe de la Banque mondiale à la Côte d’Ivoire. Leur objectif principal est de catalyser les réformes structurelles gouvernementales, d’attirer davantage l’investissement privé, de consolider la gestion des finances publiques et d’accélérer les progrès en matière de développement local et de valorisation du capital humain. C’est un pas important vers la résilience Afrique.


Les initiatives soutenues par ces financements mettent l’accent sur plusieurs piliers essentiels. Il s’agit notamment d’améliorer l’employabilité des jeunes Ivoiriens et de renforcer leurs compétences, tout en développant des infrastructures énergétiques robustes. L’ambition est de faciliter l’intégration régionale des marchés de l’électricité, en s’appuyant sur le gaz naturel, une démarche alignée sur les engagements climatiques de la Côte d’Ivoire.


Lors de la cérémonie, Marie-Chantal Uwanyiligira, Directrice des Opérations de la Banque mondiale pour la Côte d’Ivoire, le Bénin, la Guinée et le Togo, a chaleureusement félicité le leadership des autorités ivoiriennes pour avoir concrétisé cet accord crucial. Elle a rappelé l’évolution de la stratégie de l’institution dans le secteur énergétique, désormais orientée vers des solutions sur mesure pour chaque nation, y compris l’exploitation du gaz naturel lorsque cette ressource est vitale pour garantir un accès universel à l’électricité.


Un hommage vibrant a été rendu au ministre ivoirien des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, désigné comme le « champion de ce programme » par la directrice. Son rôle a été déterminant, réussissant à persuader le président de la Banque mondiale d’intégrer le gaz naturel dans l’initiative « Mission 300 », menée en collaboration avec la Banque africaine de développement.


« Ignorer l’investissement dans le secteur du gaz, une ressource essentielle pour de nombreux pays, nous empêcherait d’atteindre notre objectif d’électrifier 300 millions d’Africains », a-t-elle affirmé, soulignant l’importance de ces discussions qui ont mené à une réorientation stratégique vitale pour la souveraineté africaine en matière d’énergie.


La célérité avec laquelle ce projet a été conçu a également été mise en lumière par Marie-Chantal Uwanyiligira, le décrivant comme un record pour la Banque mondiale. « Ce projet a été élaboré en seulement quatre mois. Les équipes gouvernementales et celles de la Banque mondiale ont travaillé sans relâche », a-t-elle précisé, louant la détermination exceptionnelle des experts impliqués.


En conclusion, elle a insisté sur l’engagement personnel du ministre durant toute l’élaboration du dossier, rappelant un déplacement dédié à cette seule cause. Cela témoigne, à ses yeux, de l’enjeu stratégique capital que représente ce projet pour l’avenir énergétique et le développement de la Côte d’Ivoire.


Au-delà des accords financiers, la signature du protocole d’intention entre le ministère des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, la Banque mondiale et Eni Côte d’Ivoire Limited marque une avancée significative dans la concrétisation de la stratégie énergétique nationale.


Ce partenariat spécifique se concentre sur la conduite d’études analytiques conjointes, essentielles à la préparation du développement du secteur gazier ivoirien. La Banque mondiale, dans le cadre de sa mission, offrira son expertise technique pour évaluer les besoins en infrastructures de transport, de traitement, de stockage et de distribution du gaz naturel, ciblant particulièrement les segments midstream et downstream, tout en s’abstenant des activités d’exploration et de production.


Les trois entités collaboreront également à la réalisation des études préliminaires pour l’édification des futures infrastructures de transport, de traitement et de distribution du gaz naturel. Elles travailleront aussi à l’établissement d’un cadre réglementaire et institutionnel attractif pour les investissements privés, cruciaux pour l’expansion du secteur gazier. L’objectif ultime est de valoriser les ressources gazières nationales de manière durable, afin de doper la production électrique, de soutenir l’industrialisation et de renforcer la position de la Côte d’Ivoire en tant que hub énergétique régional, affirmant ainsi sa souveraineté africaine.


Ce protocole d’intention repose sur une synergie claire entre les rôles des trois partenaires. Le Gouvernement de Côte d’Ivoire assumera la direction stratégique du processus. La Banque mondiale fournira un soutien technique et financier, notamment via le projet PRIME-GAS. Quant à Eni, elle apportera son expertise avérée dans la concrétisation de projets gaziers intégrés de grande envergure.