La France réaffirme son engagement pour la paix en RDC lors de la fête nationale

La France réaffirme son engagement pour la paix en République démocratique du Congo

À l’occasion de la célébration de la fête nationale française, Rémi Maréchaux, ambassadeur de la République française en RDC, a souligné l’importance de la coopération bilatérale et du multilatéralisme pour résoudre les crises persistantes dans l’Est du pays. Son discours, prononcé le 14 juillet 2026, a mis en lumière les efforts diplomatiques français au sein du Conseil de sécurité de l’ONU et les initiatives conjointes avec Kinshasa.

Un plaidoyer pour la paix et la souveraineté de la RDC

Le diplomate a rappelé que la fête nationale française célèbre les valeurs de liberté, égalité et fraternité, fondements sur lesquels la France s’engage à soutenir les efforts de paix en RDC. Il a insisté sur le fait que la solution au conflit doit reposer sur des principes inaliénables : la souveraineté et l’intégrité territoriale du pays.

« La RDC fait face à une guerre prolongée dans l’Est. La France a activement œuvré au Conseil de sécurité pour l’adoption de résolutions clés, comme la résolution 2773, exigeant l’arrêt des hostilités, le retrait des troupes du M23 et la fin du soutien rwandais à ce groupe armé. »

Coopération militaire et renforcement des capacités de l’État

Rémi Maréchaux a également évoqué les actions concrètes menées par la France pour renforcer les capacités de l’État congolais. Il a mentionné la régénération de bataillons de la Brigade Jungle par des instructeurs français, avec un deuxième bataillon prévu pour octobre 2026. Ces initiatives visent à consolider l’autorité de l’État et à rétablir la sécurité dans les zones affectées par les conflits.

« Notre engagement ne se limite pas au cadre multilatéral. Il s’étend à une coopération bilatérale renforcée, notamment dans les domaines policier et militaire, pour accompagner la RDC dans sa quête de stabilité », a-t-il déclaré.

Le multilatéralisme comme réponse aux défis internationaux

Dans un contexte où les relations internationales sont marquées par des rapports de force inégaux, l’ambassadeur a défendu le multilatéralisme comme une solution inclusive. Il a salué le retour de la RDC sur la scène internationale, notamment en tant que membre du Conseil des droits de l’homme et présidente de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs.

« Face à la brutalisation des relations internationales, la France croit en un multilatéralisme intégrant davantage l’Afrique. La RDC, avec son potentiel stratégique, a un rôle clé à jouer dans la transition énergétique et la lutte contre le changement climatique. »

Contexte diplomatique et accords en suspens

Le discours de Rémi Maréchaux intervient alors que des avancées diplomatiques, comme l’accord de Washington signé sous médiation américaine, peinent à se concrétiser sur le terrain. Bien que cet accord prévoie un retrait progressif des forces rwandaises et la neutralisation des groupes armés, la situation sécuritaire dans l’Est reste préoccupante. Les rebelles du M23, accusés de bénéficier du soutien du Rwanda, maintiennent leur emprise sur des zones clés comme Goma et Bukavu.

Les initiatives de dialogue, comme le processus de Doha facilité par le Qatar, n’ont pas encore produit de résultats tangibles, illustrant le décalage persistant entre les engagements diplomatiques et la réalité sur le terrain.

Perspectives d’avenir

Pour la France, le renforcement de la coopération avec la RDC s’inscrit dans une vision plus large de stabilité régionale et de développement. L’ambassadeur a souligné que le retour de la RDC sur la scène internationale, marqué par sa présidence du Conseil de sécurité, est une opportunité pour le pays et pour l’Afrique.

« Ce regain d’intérêt pour la RDC reflète la prise de conscience de son potentiel et de son rôle stratégique. Ensemble, nous devons travailler pour une paix durable et un développement inclusif », a-t-il conclu.

Conseil de sécurité de l’ONU