Le Burkina Faso et l’OMS : un bilan positif pour la santé malgré les défis

Le rapport biennal 2024–2025 de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) met en lumière des accomplissements significatifs au Burkina Faso. Ces avancées ont été réalisées dans un contexte complexe, marqué par des défis sécuritaires, humanitaires et climatiques persistants. Ce document essentiel détaille les efforts déployés pour renforcer la résilience du système de santé national et améliorer l’accès aux soins pour tous.

Une des réussites les plus remarquables concerne l’extension du programme de vaccination antipaludique. Ce vaccin a été généralisé dans l’ensemble des 70 districts sanitaires du pays, représentant une étape cruciale dans la prévention du paludisme et la protection des jeunes vies. Parallèlement, les campagnes de lutte contre cette maladie ont continué de produire des effets considérables : plus de 5 millions d’enfants ont bénéficié de la chimioprévention saisonnière, et environ 15 millions de moustiquaires imprégnées ont été distribuées à travers le territoire.

L’engagement en faveur de la santé publique s’est également traduit par le déploiement du programme WHO PEN dans six districts, visant à optimiser la prise en charge intégrée des maladies non transmissibles (MNT) au niveau des soins de santé primaires. Sur le plan normatif, l’adoption d’un décret antitabac, interdisant de fumer dans les espaces publics et les transports en commun, constitue une avancée majeure. Cette mesure témoigne de la volonté du pays de promouvoir des environnements plus sains et de réduire les risques évitables pour la population.

Face aux difficultés d’accès dans certaines régions fragiles, l’OMS a joué un rôle clé pour garantir la continuité des services de santé. Grâce à la mise en place de postes de santé avancés et de cliniques mobiles, et à l’acheminement de 58 tonnes de médicaments et d’équipements vitaux, les populations vulnérables ont pu continuer à bénéficier de soins essentiels.

Des progrès structurels ont également été enregistrés dans les systèmes d’information sanitaire. L’implémentation de la Classification Internationale des Maladies (CIM-11) dans quatre hôpitaux de référence représente une initiative fondamentale pour l’amélioration de la qualité des données, le suivi de la mortalité et l’établissement de décisions basées sur des preuves concrètes.

L’ensemble de ces réalisations confirme les efforts du Burkina Faso pour bâtir un système de santé plus robuste, renforcer ses services et mieux protéger ses citoyens. Ces succès tracent la voie pour les futures orientations stratégiques et les cycles programmatiques à venir, avec un objectif constant d’amélioration de la santé publique.