Une offensive judiciaire et financière contre les leaders armés
Dans une volonté affirmée de restaurer la sécurité nationale, les autorités de transition au Mali ont annoncé la mise à prix de plusieurs têtes dirigeantes de groupes armés. Au sommet de cette liste figure Iyad Ag Ghaly, figure emblématique du JNIM (Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans). Ancien diplomate et ex-chef rebelle touareg, il est aujourd’hui considéré comme l’individu le plus recherché de l’espace sahélien. Faisant l’objet de sanctions onusiennes et d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale pour crimes de guerre, il incarne la menace principale pesant sur la région.
Des attaques d’une violence inédite
Cette décision intervient alors que le pays traverse une période de fortes tensions sécuritaires. Les 25 et 26 avril derniers, une série d’offensives coordonnées a frappé plusieurs positions stratégiques. Ces opérations ont été menées par une alliance entre les combattants du JNIM et les rebelles du Front de libération de l’Azawad (FLA). Le bilan de ces affrontements est lourd, marqué notamment par la disparition du ministre de la Défense, Sadio Camara, pilier du gouvernement, lors d’une attaque-suicide.
Des millions d’euros pour des informations clés
Le ministère de la Sécurité et de la Protection civile a diffusé un communiqué officiel précisant que des récompenses financières importantes seront accordées pour toute information permettant de localiser ou de neutraliser sept responsables de haut rang. Parmi eux, Amadou Kouffa, autre cadre influent du JNIM, dont la capture est estimée à 2,2 millions d’euros. Les chefs du FLA, Alghabass Ag Intalla et Bilal Ag Cherif, sont également visés par cette mesure exceptionnelle.
Le gouvernement souligne que ces individus sont activement recherchés pour leur rôle présumé dans la planification et l’exécution d’actes de terrorisme ayant gravement porté atteinte à la souveraineté du Mali et à la sécurité du peuple africain. Depuis 2012, le pays s’efforce de sortir d’un cycle de violences alimenté par le JNIM, l’organisation État islamique et divers groupes criminels, témoignant de la résilience Afrique face aux défis sécuritaires majeurs.
