Le sacre d’Arsenal : Calafiori dévoile les coulisses d’une joie historique

L’attente a duré 22 ans, mais la délivrance fut explosive. Riccardo Calafiori, le défenseur italien d’Arsenal, a partagé avec ferveur les moments de liesse qui ont suivi la conquête du titre en Premier League. Il révèle comment le match nul de Manchester City à Bournemouth a déclenché une vague d’euphorie inoubliable au sein de l’équipe.

Un rêve d’enfant devenu réalité

À quelques jours de la finale de la Ligue des champions contre le Paris Saint-Germain, Riccardo Calafiori s’est replongé dans l’euphorie du titre national remporté par Arsenal. Le sacre des Gunners a été officiellement validé le 19 mai, lorsque leur principal rival, Manchester City, a été tenu en échec 1-1 par Bournemouth.

Auteur de 26 apparitions lors de cette saison mémorable, l’international italien a pu soulever le trophée après une victoire finale 2-1 face à Crystal Palace, scellant une avance confortable de sept points au classement.

L’explosion de joie dans le vestiaire

Le défenseur polyvalent se souvient avec précision de l’instant où l’équipe dirigée par Mikel Arteta a compris que le titre ne pouvait plus lui échapper. « Gagner la Premier League était un de mes rêves d’enfant. C’était incroyable, surtout vu comment la saison s’est déroulée », confie-t-il.

« Le moment le plus fort ? Le coup de sifflet final du match entre Bournemouth et Manchester City. Nous avons tous explosé de joie. Le staff et les joueurs, nous nous sommes congratulés, c’était une véritable libération. » Ce triomphe mettait fin à une disette de 22 ans. « En marchant dans la ville, j’ai vraiment pris la mesure de ce que cette victoire représentait pour les supporters et les habitants », ajoute-t-il.

Concernant son adaptation rapide au football anglais sous la direction d’Arteta, Calafiori explique : « Dès le début de saison, j’ai senti la confiance qu’il me témoignait. Ce n’était pas évident, je ne m’y attendais pas. Je suis venu ici pour me challenger. L’acclimatation n’a pas été simple, car la Premier League est un championnat très exigeant. Mais c’est une expérience que je conseillerais à de nombreux jeunes joueurs italiens. »

La patience et la méthode Arteta récompensées

Pour Calafiori, la remarquable cohésion du groupe est le fruit de la vision à long terme du club et de sa patience, notamment envers son entraîneur. Mikel Arteta, en poste depuis 2019, a pu construire son projet sur plusieurs saisons avant de connaître la consécration. « En Italie, il est impensable de donner autant de temps à un coach qui ne gagne pas immédiatement », analyse le joueur.

« Si notre alchimie est si forte, c’est grâce à Arteta, mais aussi au club qui a cru en lui. » Cette stabilité a aussi bénéficié au joueur : « Je n’avais jamais passé deux saisons consécutives dans un même club. À mon arrivée, j’étais épuisé et je me disais que je n’arriverais jamais à jouer ici. » Il souligne également la différence de gestion physique : « Nous jouons soixante matchs par an, donc les entraînements sont surtout axés sur la récupération. L’objectif est d’être au top physiquement pour chaque match. C’est une autre mentalité. »

Objectif : la finale européenne

L’ancien espoir de la Roma s’apprête à vivre un autre moment fort : il sera le seul représentant italien lors de la finale de la Ligue des champions, qui se tiendra samedi à Budapest contre le PSG. « Ce sera une occasion de porter haut les couleurs de mon pays et de viser ce trophée, surtout dans une année où nous n’avons pas pu nous qualifier pour la Coupe du monde », exprime-t-il.

Ce rendez-vous a une saveur particulière pour lui. « Avant, je jouais des finales de Ligue des champions sur PlayStation avec mon meilleur ami, Nicolo Cesaroni. Il sera dans le stade pour me soutenir. Pour le moment, je suis très serein. Je pense que je réaliserai vraiment l’enjeu en montant dans l’avion. C’est le genre d’opportunité qui ne se présente qu’une fois, il faut savoir la saisir. »