Le Togo investit dans ses archives pour une justice et une mémoire nationale renforcées à Lomé

Alors que l’ère numérique transforme les administrations à travers le monde, le Togo s’engage résolument à revitaliser le rôle fondamental de ses archives. À Lomé, des experts et des représentants des autorités se sont réunis pour la Journée internationale des archives, lançant une réflexion approfondie sur la manière dont ces trésors documentaires peuvent servir la protection des droits, la pérennisation de la mémoire collective et l’optimisation de la gouvernance publique.

Loin d’être de simples dépôts d’histoire, les archives se révèlent être des piliers essentiels pour la transparence, l’équité juridique et l’efficacité administrative. C’est autour de ces objectifs cruciaux qu’une journée d’échanges s’est tenue le jeudi 2 juillet 2026 à la Direction de la Bibliothèque et des Archives nationales (DBAN). L’événement portait sur le thème évocateur : « Archives pour la justice : droits, mémoire et avenirs ».

Organisée en synergie avec l’Association Togolaise des Bibliothécaires, Archivistes et Documentalistes (ATBAD), cette rencontre s’inscrivait dans le cadre des célébrations de la Journée internationale des archives. Son ambition était claire : mettre en exergue la contribution vitale des services d’archives à la sauvegarde du patrimoine mémoriel de la nation, à la garantie des droits des citoyens et au renforcement de la clarté au sein de l’administration publique.

Ministère délégué, chargé de l’Enseignement Supérieur

Les archives : un levier essentiel pour une gouvernance moderne au Togo

Le Professeur Gado Tchangbedji, ministre délégué chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, a inauguré les travaux. Dans son allocution, il a insisté sur le rôle irremplaçable des archives comme maillon essentiel de la modernisation de l’État togolais et de l’amélioration continue des services publics. Il a souligné que la souveraineté africaine passe aussi par la maîtrise de son histoire et de ses documents.

Une gestion documentaire rigoureuse, a-t-il expliqué, non seulement sauvegarde le précieux patrimoine administratif et historique, mais elle facilite aussi considérablement l’accès à l’information pour le peuple africain et consolide la confiance mutuelle entre les institutions et les citoyens.

Le ministre a également salué la vision du Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, et les efforts déployés en faveur de la transformation numérique de l’administration. L’e-gouvernement, en particulier, est perçu comme un instrument puissant pour rapprocher l’administration de ses usagers.

Ministère délégué, chargé de l’Enseignement Supérieur

Des pistes concrètes pour dynamiser les services d’archives au Togo

Au-delà des interventions officielles, la journée a été rythmée par une série de communications thématiques. Celles-ci ont été suivies de débats animés, réunissant des professionnels des archives, des bibliothécaires, des documentalistes, ainsi que des représentants des différentes administrations publiques.

Les discussions se sont articulées autour des défis majeurs : la conservation efficace des documents, leur numérisation pour une meilleure accessibilité, et leur rôle fondamental dans la protection des droits individuels et la saine administration de la justice.

En conclusion des travaux, les participants ont unanimement réaffirmé le caractère stratégique des archives dans l’édification de la mémoire nationale. Ils ont exprimé le vœu que les recommandations issues de cette rencontre contribuent à renforcer de manière pérenne les performances des services d’archives au Togo, en phase avec l’accélération de la transition numérique de l’administration.

Ministère délégué, chargé de l’Enseignement Supérieur