Les adieux chargés d’émotion de Pep Guardiola à Manchester City

Pep Guardiola n'a pas caché son émotion au moment du remplacement de Bernardo Silva, le joueur qu'il a le plus souvent dirigé. (P. Noble/Reuters)

Une page monumentale de l’histoire du football anglais s’est refermée ce dimanche à l’Etihad Stadium. Pour sa 593e et ultime apparition sur le banc de Manchester City, Pep Guardiola a vécu une après-midi placée sous le signe de la nostalgie et de la reconnaissance, malgré un revers final face à Aston Villa (1-2).

Une pluie d’hommages pour une décennie de succès

Après dix ans de règne et une transformation profonde du jeu outre-Manche, le technicien catalan a reçu les honneurs de tout un stade. Avant le coup d’envoi, trois tifos monumentaux ont été déployés dans les tribunes pour saluer le coach et deux piliers de l’effectif également sur le départ. Dans un geste de fair-play remarquable, Unai Emery a tenu à offrir un présent à son homologue lors de la traditionnelle poignée de main d’avant-match.

Antoine Semenyo, le dernier buteur de l’ère Guardiola

Sur le terrain, la concentration habituelle du manager n’a pas faibli. Il est resté impassible lorsque Antoine Semenyo a ouvert la marque à la 23e minute d’une reprise de volée consécutive à un corner de Tijjani Reijnders dévié par Andres Garcia. Ce but restera le dernier inscrit par les Citizens sous les ordres du tacticien espagnol.

Cependant, l’armure du Catalan s’est brisée à l’heure de jeu. Des larmes ont coulé sur son visage lors de la sortie de Bernardo Silva (59e), le joueur qu’il a le plus sollicité durant sa carrière avec 460 matchs au compteur. Quelques minutes plus tard, ce fut au tour de John Stones (78e) de quitter la pelouse sous une standing ovation et une haie d’honneur formée par l’ensemble des acteurs de la rencontre.

Une défaite sans conséquence pour les Citizens

Sur le plan purement sportif, John Stones a connu une fin de parcours plus délicate, étant impliqué sur les deux réalisations d’Ollie Watkins. Le buteur d’Aston Villa a d’abord profité d’un ballon mal renvoyé sur corner (47e) avant de doubler la mise après un crochet dévastateur sur le défenseur anglais (61e).

Privé de plusieurs cadres laissés au repos, comme Erling Haaland, Rodri, Marc Guéhi ou Gianluigi Donnarumma, Manchester City a semblé accuser le coup physiquement et émotionnellement en seconde période. Ce résultat reste toutefois anecdotique : le club était déjà assuré de sa deuxième place au classement de la Premier League. Pour les 55 000 supporters présents, l’essentiel était ailleurs, dans le dernier salut à l’homme qui a redéfini leur identité footballistique.