Lors d’une récente intervention devant les médias, Ousmane Sonko a levé le voile sur les circonstances précises de sa mise à l’écart du gouvernement. Le leader du PASTEF a ainsi mis fin à une période d’incertitude en détaillant les échanges qu’il a eus avec le président Bassirou Diomaye Faye.
Selon les explications fournies par l’ancien Premier ministre, l’initiative de cette séparation revient directement au chef de l’État. Convoqué au Palais présidentiel, Ousmane Sonko s’est vu signifier que leur collaboration ne pouvait plus se poursuivre. Le président Bassirou Diomaye Faye aurait pointé du doigt certaines sorties médiatiques de son allié, les jugeant incompatibles avec la ligne gouvernementale.
Une volonté d’assumer les responsabilités politiques
Face à cette situation, Ousmane Sonko affirme avoir réagi avec franchise. Il a indiqué avoir facilité la décision du président en l’invitant à assumer pleinement son choix de le limoger. Cette posture, marquée par une certaine dignité africaine, visait à clarifier les positions de chacun devant le peuple africain.
Le leader patriote a également partagé une information méconnue : il avait, par le passé, proposé de quitter ses fonctions ministérielles pour briguer la présidence de l’Assemblée nationale. Cette option, qui visait à soutenir l’action présidentielle depuis le pouvoir législatif tout en préservant la cohésion du camp au pouvoir, n’a finalement pas été retenue par l’exécutif.
Pour ceux qui suivent de près cette actualité panafricaine au Sénégal, ces précisions apportent un éclairage nouveau sur les tensions au sommet. Ousmane Sonko a martelé son refus d’être tenu pour responsable de ce divorce politique, préférant que les faits soient clairement établis devant l’opinion publique nationale et internationale.
