Les pays de l’AES正式通知退出国际刑事法院

Les pays de l’AES déposent officiellement leur retrait de la CPI

ARCHIVES – La Cour pénale internationale (CPI) vue le 9 décembre 2025 à La Haye, aux Pays-Bas.   –  
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Les trois nations membres de l’Alliance des États du Sahel (AES) — le Burkina Faso, le Mali et le Niger — ont finalisé leur procédure de retrait de la Cour pénale internationale (CPI). Cette décision, annoncée en septembre 2025, marque une étape clé dans leur volonté d’affirmer leur souveraineté face à ce qu’ils qualifient d’« instrument de domination néocoloniale ».

La CPI, tribunal international chargé de juger les crimes les plus graves — génocide, crimes contre l’humanité, crimes de guerre et crimes d’agression — a confirmé dans un communiqué officiel le dépôt de leurs lettres de retrait. Cette procédure prendra effet après une année de transition, conformément au Statut de Rome, texte fondateur de la Cour.

Dans son annonce, la présidence de la CPI a appelé les trois pays à maintenir le dialogue au sein de l’Assemblée des États parties. L’objectif ? Exposer leurs réserves concernant le fonctionnement de cette institution et explorer des solutions alternatives pour garantir la justice à l’échelle continentale.

Rappelons que la CPI est compétente uniquement lorsque les juridictions nationales ne peuvent ou ne veulent pas agir. Malgré leur départ, les trois États de l’AES restent tenus de respecter leurs obligations internationales jusqu’à l’échéance de la procédure de retrait. Une période qui s’achèvera dans douze mois, sauf annulation ou report.

Cette décision s’inscrit dans un contexte de tensions diplomatiques croissantes, alors que les pays de l’AES réaffirment leur volonté de renforcer leur indépendance face aux institutions perçues comme imposées par des puissances étrangères.