Politique
L’UDC exige des réponses sur la continuité de l’État face à l’absence prolongée de Paul Biya
L’Union démocratique du Cameroun (UDC) alerte sur la nécessité de renforcer les mécanismes institutionnels assurant la stabilité de l’État, alors que le président de la République s’absente du territoire depuis plus d’un mois.
L’Union démocratique du Cameroun (UDC) a publié ce week-end un communiqué dans lequel elle met en avant l’importance de consolider les dispositifs garantissant la continuité de l’État. Cette prise de position intervient alors que le président Paul Biya se trouve en Europe depuis le 7 juin 2026, sans que son retour ne soit annoncé.
Sans remettre en cause la légitimité du chef de l’État, l’UDC souligne que cette absence prolongée soulève des questions essentielles sur l’exercice effectif des responsabilités présidentielles. Le parti rappelle que, selon la Constitution, une absence prolongée ne constitue pas automatiquement une vacance du pouvoir, mais insiste sur la nécessité d’adapter les mécanismes institutionnels pour garantir une transition fluide en cas d’empêchement temporaire.
Renforcer les garde-fous institutionnels
Dans son communiqué, l’UDC salue la réintroduction du poste de vice-président par la révision constitutionnelle d’avril 2026. Toutefois, elle estime que ce dispositif doit être complété par des mesures concrètes. Parmi ses propositions figurent l’encadrement strict des absences prolongées du président, une communication transparente et régulière envers la Nation et le Parlement, ainsi que la possibilité de déléguer officiellement certaines fonctions présidentielles.
Le parti insiste également sur la nécessité de mettre en place une procédure impartiale pour constater tout empêchement temporaire, afin d’éviter toute ambiguïté sur la gouvernance du pays. Pour l’UDC, ces ajustements sont indispensables pour préserver la stabilité des institutions et renforcer la confiance des citoyens dans leurs dirigeants.
L’absence prolongée du président Biya, actuellement en Suisse, a suscité de vives réactions au sein de l’opposition et de la société civile camerounaise. Plusieurs acteurs politiques appellent désormais à des clarifications sur la continuité effective de l’État, tandis que des voix s’élèvent pour demander une réflexion collective sur l’amélioration du cadre constitutionnel.
Face à cette situation, l’UDC invite les autorités compétentes à apporter les éclaircissements nécessaires et à engager un dialogue constructif avec l’ensemble des forces politiques et institutionnelles. L’objectif ? Renforcer durablement les fondements de la gouvernance et assurer la pérennité des institutions camerounaises.