Une vigilance accrue sur les prix des denrées alimentaires en Mauritanie
Dans un contexte marqué par les répercussions de la guerre au Moyen-Orient, les autorités mauritaniennes ont mis en place une opération d’envergure pour encadrer les tarifs des produits de première nécessité. L’objectif ? Empêcher toute augmentation abusive des prix du riz, de l’huile ou encore du sucre, essentiels au quotidien des ménages.
Des équipes mobilisées sur le terrain pour un suivi rigoureux
Plusieurs cellules de surveillance ont été déployées à Nouakchott, avant d’étendre leur action aux autres régions du pays. Leur mission : veiller au respect des stocks disponibles, renforcer la protection des consommateurs et traquer les fraudes commerciales. Une démarche proactive pour garantir la stabilité économique et sociale.
Les acteurs du marché témoignent : des prix sous contrôle
Aissata Bâ, spécialiste en marketing pour des produits importés comme le Kadi (bouillon), le Jedida (beurre) ou le Delia (chocolat), confirme que « pour l’instant, aucun ajustement tarifaire n’a été appliqué. Les tarifs restent stables sur nos étals ». Une position partagée par Fatimetou mint Ahmed, une consommatrice de Nouakchott, qui observe « une absence totale de hausse sur les produits de base : huile, riz, sucre ou lait. Les rumeurs sont démenties par la réalité du marché ».
Mohamed ould Bouh, commerçant local, renchérit : « Le marché est calme, aucun signe de tension ou de spéculation. Les prix sont maintenus, et la situation reste sous contrôle ».
Sanctions exemplaires contre les commerçants indélicats
Les autorités ne laissent aucune marge de manœuvre aux pratiques abusives. Dès la fin du mois de mars, des commerces en infraction ont été fermés, tandis que des amendes sévères ont été infligées dans le cadre d’une campagne gouvernementale ciblant les hausses de prix injustifiées et les ententes anticoncurrentielles. Une posture ferme pour préserver le pouvoir d’achat des citoyens.
