Modou Mbacké Bara Dolly accuse Ousmane Sonko de manipulation politique

Une attaque virulente contre le leader de Pastef

Le climat politique sénégalais reste marqué par des tensions autour de la révision constitutionnelle et des relations entre majorité et opposition. Ce dimanche, Modou Mbacké Bara Dolly, ancien président du groupe parlementaire du PDS, a vivement critiqué Ousmane Sonko.

Lors d’une intervention très incisive, il a traité le leader de Pastef de « plus grand manipulateur de la scène politique », lui reprochant des incohérences et des accusations sans fondement.

Des reproches sur plusieurs dossiers polémiques

L’ex-député a notamment mentionné plusieurs affaires qui ont agité le Sénégal, comme l’affaire Adji Sarr, les accusations de versement de 10 millions F CFA à des députés, et la rumeur d’un compte public de 1 000 milliards F CFA.

Il a souligné que ces allégations n’ont jamais été vérifiées. « Les parlementaires n’ont jamais vu les 10 millions qu’il évoquait. C’était une invention », a-t-il déclaré, remettant en question la fiabilité des propos passés de Sonko.

Une remise en cause de la constance politique de Sonko

Modou Mbacké Bara Dolly accuse également l’actuel président de l’Assemblée nationale de renier d’anciennes positions. Il juge que le discours de Sonko a changé au point de contredire ses promesses initiales.

Il affirme que l’ex-Premier ministre s’est éloigné de la logique de rupture qu’il prônait, pour adopter un comportement dicté par ses intérêts personnels.

Des révélations sur des alliances anciennes

L’ancien responsable parlementaire du PDS a aussi abordé les relations entre Ousmane Sonko et d’anciens acteurs politiques, indiquant que des discussions auraient eu lieu sur des alliances électorales potentielles.

Il soutient que des échanges auraient impliqué Karim Wade dans une perspective présidentielle, et que Sonko aurait empêché d’autres membres de Pastef de se porter candidats.

Le débat constitutionnel au centre des tensions

Enfin, Modou Mbacké Bara Dolly est revenu sur la polémique autour de la révision de la Constitution. Selon lui, le débat actuel ne concerne pas seulement le président Bassirou Diomaye Faye, mais la stabilité institutionnelle du Sénégal.

Il estime que certaines initiatives cherchent à transformer profondément l’organisation du pouvoir, ce qu’il dit refuser catégoriquement.

« Il ne s’agit pas de Diomaye, mais de la Constitution », a-t-il conclu.