Une nouvelle fois, la région de Tillabéri est frappée par la violence armée. Le vendredi 12 juin 2026, vers 7 heures, le village de Goungo Koré, dans la commune d’Ayorou, a subi une attaque d’un groupe armé terroriste (GAT). Deux civils ont perdu la vie dans cet assaut.
Double meurtre et enlèvement ciblé
D’après les témoignages recueillis, les assaillants ont débarqué dans le village en tirant, provoquant la panique et tuant deux personnes sur place. Par ailleurs, les terroristes ont kidnappé Boubacar Yabilan, un habitant du village voisin de Doulsou Gourma. Il s’agit de son second enlèvement, après celui déjà subi en 2023.
Provocation stratégique déjouée par les milices locales
Les premières analyses suggèrent qu’il ne s’agissait pas d’un simple pillage mais d’une provocation calculée. Les assaillants cherchaient à inciter les milices d’autodéfense de Goungo Koré, Séno et Kandadji à quitter leurs positions pour les attirer dans une embuscade en terrain découvert. Les groupes d’autodéfense locaux ont toutefois fait preuve de sang-froid, refusant de tomber dans ce piège psychologique et militaire. En maintenant leurs positions, ils ont évité un affrontement direct qui aurait pu faire de nombreuses victimes et déstabiliser la zone.
Contexte sécuritaire tendu
La commune d’Ayorou se trouve dans la zone dite des « trois frontières » (Niger, Mali, Burkina Faso), un foyer majeur de l’activité djihadiste au Sahel. Cette nouvelle incursion souligne la vulnérabilité continue des civils et le rôle essentiel, mais délicat, des dispositifs de sécurité communautaire face à la guerre d’usure des groupes terroristes.
