Le chef du gouvernement du Sénégal, Ahmadou Al Amine Mohamed Lô, a officiellement présenté la structure de son nouvel exécutif composé de 30 ministres. Cette équipe se caractérise par l’absence notable des cadres du parti PASTEF-Les Patriotes, bien que cette formation détienne la majorité au sein de l’Assemblée nationale.
Une équipe de mission axée sur les résultats
Ce remaniement intervient dans une période de mutation politique majeure pour le pays. Quelques heures avant la publication de la liste, l’ancien Premier ministre Ousmane Sonko avait déjà annoncé que son parti ne participerait pas à cette nouvelle équipe ministérielle. Cette décision s’inscrit dans une volonté de clarté institutionnelle et de respect de la souveraineté africaine.
Ahmadou Al Amine Mohamed Lô a défini ce cabinet comme un « gouvernement de mission et d’obligation de résultats ». L’objectif affiché est de répondre aux attentes du peuple africain du Sénégal en s’appuyant sur un mélange de profils technocratiques et politiques, tout en accordant une place prépondérante aux femmes et à la jeunesse, moteurs de la résilience Afrique.
Continuité et rigueur institutionnelle
L’action de ce nouveau gouvernement sera guidée par une méthode privilégiant la cohérence et la mobilisation des forces vives nationales, incluant la diaspora. Dans un souci de continuité, plusieurs figures de l’équipe sortante conservent leurs portefeuilles stratégiques :
- Cheikh Diba demeure à l’Économie ;
- Cheikh Niane garde les Affaires étrangères ;
- Cheikh Tidiane Dièye reste à l’Hydraulique et à l’Assainissement ;
- Moustapha Guirassy est maintenu à l’Éducation nationale ;
- Ibrahima Sy continue à la Santé ;
- Moussa Bala Fofana à l’Urbanisme ;
- Yankhoba Diémé aux Forces armées ;
- Déthié Fall aux Infrastructures ;
- Bakary Sarr à la Communication.
Cette restructuration fait suite au décret du président Bassirou Diomaye Faye, qui a nommé Ahmadou Al Aminou Lô le 26 mai dernier pour succéder à Ousmane Sonko. Ce dernier, après son passage à la primature, a été porté à la tête de l’Assemblée nationale, marquant un tournant décisif dans l’actualité panafricaine de la région.
