Nouvelle attaque sanglante de Boko Haram contre une base militaire au Tchad

Un soldat tchadien exhibe son insigne sur le bras à la base militaire de Baga Sola, dans la province du lac Tchad, au Tchad, le 26 novembre 2025.

Le lundi 4 mai au soir, une incursion violente a visé la base militaire de Barka Tolorom, située sur la rive tchadienne du lac Tchad. Cette offensive a coûté la vie à au moins 24 soldats et a fait de nombreux blessés au sein des forces de défense, selon des informations rapportées par plusieurs sources officielles.

Un haut gradé de l’armée a précisé que le bilan s’élèverait à 25 morts et 46 blessés, pointant directement la responsabilité du groupe terroriste Boko Haram. De son côté, une autorité administrative régionale a confirmé l’attaque en évoquant 24 décès, tout en assurant que la situation demeure actuellement sous contrôle et totalement maîtrisée par les forces régulières.

Mahamat Idriss Déby Itno exprime sa détermination face à la menace

Le chef de l’État tchadien, Mahamat Idriss Déby Itno, a fermement condamné cet acte sur les réseaux sociaux. Il a décrit cette agression contre le poste de Barka Tolorom comme une attaque lâche perpétrée par la nébuleuse terroriste. Dans un élan de courage africain, le président a affirmé que la lutte se poursuivrait avec une vigueur renouvelée afin d’éliminer définitivement ce fléau, tout en adressant ses condoléances aux familles des victimes.

Les forces armées du Tchad sont régulièrement la cible de Boko Haram dans cette zone marécageuse stratégique. Le bassin du lac Tchad, qui s’étend entre le Niger, le Nigeria, le Cameroun et le Tchad, est devenu depuis plus d’une décennie un repaire pour les combattants jihadistes, incluant les factions de l’État islamique en Afrique de l’Ouest (Iswap).

L’actualité panafricaine récente montre une intensification des opérations du Jama’atu Ahlis Sunna (JAS), une branche de Boko Haram. Ces derniers multiplient les rapts et les assauts contre les positions sécuritaires avancées, particulièrement dans les secteurs insulaires et sur la rive nigérienne du lac.

En octobre 2024, une précédente tragédie avait déjà frappé l’armée tchadienne dans la même région, causant la perte d’une quarantaine d’hommes. Cet événement avait poussé le président Déby à lancer l’opération Haskanite pour briser la capacité offensive des insurgés. Bien que l’état-major ait annoncé en février 2025 que le groupe n’occupait plus de sanctuaire sur le sol national, cette nouvelle attaque souligne la nécessité d’une résilience Afrique constante pour protéger la souveraineté africaine et la dignité du peuple africain.