Nouvelles sanctions onusiennes contre les groupes armés à l’est de la RDC

L’ONU frappe fort : nouvelles sanctions contre les groupes armés dans l’est de la RDC

Sanctions onusiennes contre groupes armés en RDC

Plusieurs responsables de groupes armés actifs dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, à l’est de la République démocratique du Congo (RDC), figurent désormais sur la liste des sanctions onusiennes. Parmi eux, Corneille Naanga, ancien président de la Commission nationale électorale congolaise (Céni), est identifié comme le dirigeant de l’Alliance Fleuve Congo (AFC), une structure désormais sous le coup de mesures restrictives.

John Imani Nzenze, chef du renseignement militaire de l’AFC/M23 – déjà sanctionné par l’ONU – complète cette liste. Charles Sematama, chef militaire du groupe Twirwaneho, allié de l’AFC/M23, est également ciblé pour son implication présumée dans des exactions au Sud-Kivu, notamment des violences contre les civils, le recrutement d’enfants soldats et des activités déstabilisatrices.

Mesures onusiennes : gel des fonds, interdiction de voyager et fichage Interpol

Ces sanctions, officiellement notifiées par les Nations unies, incluent un gel des avoirs financiers, une interdiction de voyager pour les personnes désignées, ainsi qu’une inscription systématique dans les registres d’Interpol. Les États membres de l’ONU sont tenus de respecter ces dispositions, qui visent à isoler les groupes armés et leurs soutiens.

S’ajoutent à cette liste Muhammed Lumisa, responsable logistique extérieure des ADF, faction jihadiste affiliée à l’État islamique. Deux membres des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), Sébastien Uwimbabazi et Gustave Kubwayo, sont également visés pour leur rôle présumé dans des actes menaçant la stabilité régionale.

Une réponse à des activités jugées menaçantes pour la paix

Selon les autorités onusiennes, les personnes et entités sanctionnées sont accusées d’être impliquées dans des actions compromettant la paix, la sécurité et la stabilité de l’est de la RDC. L’AFC et le mouvement Twirwaneho font l’objet d’un embargo total sur les armes, renforçant ainsi l’arsenal des mesures coercitives.