La nuit américaine du 26 juin a offert son lot d’enseignements. Les Éléphants ivoiriens ont prouvé qu’ils méritaient mieux que l’étiquette de jeu « sauvage » collée par Bastian Schweinsteiger, tandis que l’Équateur a enfin trouvé son rythme face à l’Allemagne.
Côté ambiance, une marée orange a submergé Kansas City, tandis que la France veut honorer Didier Deschamps avant son match contre la Norvège.
Des Éléphants ambitieux, l’Équateur soulagé
Dans le groupe E, l’un des plus relevés, la Côte d’Ivoire a décroché la deuxième place qualificative devant l’Équateur et l’Allemagne. « On savait que c’était possible, on savait aussi que ce serait dur. On l’a fait », a confié le sélectionneur Emerse Faé après la rencontre. « En plus, on finit deuxièmes. On est contents, fiers, mais on voit encore plus loin. »
De son côté, l’Équateur a souffert après deux premiers matchs compliqués, dont un nul surprenant contre Curaçao. « C’est mieux ainsi », a déclaré Gonzalo Plata, le héros du soir. « C’est une expérience enrichissante, et nous allons aborder le prochain tour avec une soif de victoire encore plus grande. Cette équipe croit fermement en elle. »
Emerse Faé déçu par Schweinsteiger
Après cette belle victoire, Emerse Faé a réagi aux propos de Bastian Schweinsteiger, qui avait jugé avant la rencontre Côte d’Ivoire – Allemagne (2-1) que « le football africain était parfois peu orthodoxe, un peu sauvage, pas tout à fait aussi tactique ».
« J’ai été déçu par l’homme en entendant ces commentaires. Quand on connaît le foot comme lui, c’est étrange de tenir des propos qu’on peut qualifier sans détour de racistes », a-t-il lancé. « Chacun a le droit de dire ce qu’il pense, mais je ne suis pas d’accord. Je n’ai d’autre choix que de l’accepter. On peut juste montrer sur le terrain que le foot africain, c’est aussi beaucoup de technique et de tactique. Je ne sais pas trop ce qu’il avait dans la tête… Le foot est comme ça, beaucoup de consultants cherchent à faire le buzz. Maintenant qu’il est un peu dans l’anonymat, il essaie de faire parler de lui… »
La folie Oranje s’empare de Kansas et de son maire
Les Pays-Bas ont tenu leur rang dans une poule difficile. Après leur succès contre la Tunisie, ils ont terminé premiers et envisagent la suite sereinement. De quoi enflammer les rues de Kansas avant et après leur belle victoire. Un homme a particulièrement profité de cette déferlante orange : Quinton Lucas, le maire de la ville, qui a pris les platines de DJ pour électriser les supporters néerlandais. S’il n’a pas mixé, il s’est démené de gauche à droite pour chauffer la foule. Un grand moment pour un élu plus habitué aux discours qu’à la techno flamande.
Transfert historique en pleine Coupe du monde
À 23 ans, Elliot Anderson a les plus grands clubs à ses pieds. Manchester City tenait la corde pour recruter le milieu de terrain des Three Lions. Un accord aurait été trouvé avec Nottingham Forest pour la somme record de 150 millions d’euros, explosant le précédent record de Premier League détenu par Liverpool pour Alexander Isak. L’international anglais, titulaire lors des deux premiers matchs du Mondial, doit encore s’entendre avec les Mancuniens, une simple formalité.
Les Sud-Américains dominent les Européens
Quatre matchs, quatre victoires : depuis le début de ce Mondial, les Sud-Américains écrasent les équipes du Vieux Continent. Le Paraguay a battu la Turquie (1-0), l’Argentine a facilement dominé l’Autriche (2-0), le Brésil a étrillé l’Écosse (3-0) et l’Équateur a arraché une victoire héroïque qualificative face à l’Allemagne (2-1). Deux équipes peuvent encore sauver l’honneur européen : l’Espagne et le Portugal. La première affronte l’Uruguay, le second défie la Colombie.
Rendre Deschamps « fier »
À la veille du troisième match du groupe I face à la Norvège, le milieu des Bleus Aurélien Tchouaméni a exprimé le soutien de toute l’équipe à Didier Deschamps, rentré en France pour les obsèques de sa mère. « Au nom de toute l’équipe de France, on souhaite encore nos condoléances au coach et à sa famille. On sait que la situation n’est pas normale. Il nous a donné une mission : notre objectif est de le rendre fier. »
« Nous pensions que la Belgique serait déjà qualifiée »
Avant cela, il faudra battre la Nouvelle-Zélande, actuellement dernière avec un point et obligée de s’imposer face aux Diables Rouges pour se qualifier. « C’est un match qui ressemble déjà à une élimination directe. Nous devons prendre des points et nous ferons tout pour y parvenir », a assuré Darren Bazeley, le sélectionneur des All Whites. « Nous ne savons pas comment ils réagissent à cette situation. Après le tirage, nous étions contents de jouer la Belgique au dernier match. Nous pensions qu’elle serait déjà qualifiée avec six points et ferait tourner son effectif. Cela ne s’est pas passé comme ça. Ils n’ont peut-être pas encore réalisé les performances espérées, mais ils savent qu’ils risquent de rentrer chez eux s’ils ne gagnent pas. Il sera intéressant de voir comment ils réagissent. » La Belgique est prévenue.
