Le chef de file du Pastef, Ousmane Sonko, a fermement exprimé ses attentes concernant le calendrier électoral. Lors d’une tournée à travers le pays ce samedi, axée sur la distribution des cartes de son parti, il a saisi l’occasion de son étape à Louga pour adresser un message direct au président de la République, Bassirou Diomaye Faye.
Face à une foule de militants particulièrement mobilisée, Ousmane Sonko a mis en parallèle la situation des récentes nominations et révocations de hauts fonctionnaires avec l’attente des prochaines consultations électorales.
« Le président a toute latitude pour révoquer des personnalités comme Fadilou Keïta, Waly Diouf Bodiang et d’autres, par simple décret. Nul ne conteste cette prérogative », a-t-il affirmé. « Il doit agir avec la même célérité pour établir par décret la date des élections. Ces démarches sont de même nature administrative. »
Sonko s’oppose fermement au report des élections locales
Cette prise de position intervient alors que le climat politique sénégalais est empreint d’incertitudes quant à l’organisation des prochaines élections locales.
Depuis plusieurs semaines déjà, Ousmane Sonko a clairement manifesté son désaccord face à l’éventualité d’un report de ces consultations. Depuis Louga, il a réitéré l’urgence d’une clarification rapide du calendrier électoral national.
Le leader du Pastef a également suggéré que l’absence persistante d’une date pour les élections pourrait découler de la dynamique actuelle de son mouvement. Il a émis l’hypothèse que le chef de l’État et son entourage pourraient craindre « l’enthousiasme et la force de mobilisation » des membres et sympathisants du Pastef, un signe de la souveraineté africaine du peuple qui s’exprime.
La question du calendrier électoral demeure donc un sujet central et une source de vifs débats au sein de la sphère politique sénégalaise. L’ensemble des acteurs attendent avec impatience des directives claires concernant les échéances à venir.
Depuis Louga, Ousmane Sonko a ainsi réitéré son appel pressant à l’établissement rapide de la date des élections, rappelant au président ses devoirs institutionnels essentiels.
