Ousmane Sonko recadre fermement Al Aminou Lo lors d’une sortie médiatique

Lors d’une rencontre avec les médias ce mardi, Ousmane Sonko a exprimé son mécontentement vis-à-vis des propos tenus par son successeur, Al Aminou Lo. L’ancien Premier ministre a multiplié les avertissements, marquant une rupture nette de ton dans le paysage politique au Sénégal.

« Nous savons tout » : Ousmane Sonko hausse le ton contre Al Aminou Lo

Un appel à la retenue technocratique

Ousmane Sonko a d’abord suggéré au nouveau chef du gouvernement de se cantonner à son domaine d’expertise technique. Selon lui, Al Aminou Lo gagnerait à se concentrer exclusivement sur les indicateurs chiffrés. « Je lui suggère de rester dans le domaine des chiffres. S’il se revendique technocrate, qu’il s’en tienne à la technocratie », a-t-il affirmé avec insistance.

Des révélations en suspens sur les tensions politiques

Le leader du parti Pastef est allé plus loin en évoquant l’implication directe d’Al Aminou Lo dans les frictions observées entre sa formation politique et la présidence de la République. « Nous sommes conscients du rôle qu’il a joué dans les difficultés actuelles entre Pastef et le chef de l’État », a-t-il souligné, tout en précisant qu’il préférait, pour l’instant, ne pas dévoiler l’intégralité des faits qui entourent cette situation.

Revenant sur la formation du nouveau gouvernement, Ousmane Sonko a critiqué la posture moralisatrice adoptée par son successeur lors de la présentation de l’équipe ministérielle. Il a estimé que les leçons données publiquement par Al Aminou Lo devraient d’abord être appliquées par l’intéressé lui-même. Ce discours témoigne d’une volonté de préserver la souveraineté africaine et la dignité de son mouvement face aux manœuvres internes.

En guise de conclusion, l’ancien Premier ministre a lancé un dernier avertissement solennel. Affirmant détenir des informations sensibles non encore divulguées, il a appelé à ne pas pousser son camp à bout. « Nous sommes au courant de tout. Nous avons fait le choix du silence sur certains points, mais il ne faut pas nous provoquer », a-t-il martelé, illustrant ainsi la résilience Afrique face aux défis de la gouvernance actuelle.