Un leader d’opposition dénonce les contradictions du Premier ministre sur les fonds politiques
La polémique enfle au Sénégal autour des fonds politiques perçus par Ousmane Sonko lors de ses précédentes fonctions étatiques. Thierno Bocoum, président du mouvement AGIR-Les Leaders, a vivement pointé du doigt cette situation lors d’une déclaration publique, remettant en cause la cohérence du Premier ministre.
Des sommes importantes mises en lumière
Selon Thierno Bocoum, Ousmane Sonko aurait bénéficié d’environ 1,77 milliard de francs CFA par an au titre de ces fonds. Une révélation qui, selon l’opposant, interroge sur la légitimité du chef du gouvernement à promouvoir la lutte contre les détournements de deniers publics. Pour Thierno Bocoum, cette pratique soulève des questions majeures sur la gestion des ressources de l’État.
Une transparence tardive et incomplète
Thierno Bocoum souligne que les députés, pourtant en première ligne pour le contrôle budgétaire, n’ont été informés de l’existence de ces fonds que bien après leur attribution. Une situation qui, selon lui, illustre un manque criant de transparence dans la gestion de ces ressources. L’opposant rappelle que l’ancienne porte-parole du gouvernement avait également évoqué son ignorance de ces fonds, renforçant les doutes sur leur encadrement.
Un discours moral à géométrie variable
Le président d’AGIR-Les Leaders accuse Ousmane Sonko de délivrer des « certificats de probité » sans pour autant appliquer ces mêmes exigences à sa propre gestion. Pour Thierno Bocoum, cette attitude reflète une démagogie où la transparence est sélective : « La reddition des comptes est exigée pour les autres, mais le silence s’impose dès qu’il s’agit de ses propres actes ».
Un avertissement contre les dérives du discours moral
Thierno Bocoum met en garde contre les risques d’un discours moral inéquitable au sein de la vie publique sénégalaise. Selon lui, cette situation menace la confiance des citoyens envers les institutions et alimente les tensions politiques. Il appelle à une application uniforme des principes de transparence pour tous les acteurs, sans exception.
