RDC : l’appel de Mgr Muteba pour sauver le pays par la réconciliation

RDC : l’appel de Mgr Muteba pour sauver le pays par la réconciliation

Mgr Fulgence Muteba, archevêque de Lubumbashi

Lors des célébrations marquant le 66ᵉ anniversaire de l’indépendance de la République démocratique du Congo (RDC), Mgr Fulgence Muteba Mugalu, archevêque métropolitain de Lubumbashi et président de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), a adressé un appel solennel en faveur de la réconciliation, du pardon et de l’unité nationale.

Dans l’homélie qu’il a prononcée ce mardi à la cathédrale Saints-Pierre-et-Paul de Lubumbashi, le haut dignitaire religieux a mis en garde : la RDC pourrait voir son avenir compromis si elle n’emprunte pas résolument la voie d’une paix durable.

Face aux responsables religieux, aux fidèles catholiques et à de nombreux invités réunis pour la fête nationale, le président de la CENCO a exhorté les Congolais à transformer cet anniversaire en une occasion de réflexion approfondie sur l’avenir de la nation.

« Nous devons devenir un pays respectable et respecté. Pour nous en sortir, un consensus s’impose pour bâtir une paix durable : il faut nous pardonner, nous réconcilier, renforcer notre cohésion nationale autour de la philosophie du vivre-ensemble. Si nous ne suivons pas cette voie, le risque est grand de perdre ce pays. Nous voilà donc avertis », a souligné Mgr Muteba.

La paix comme condition de l’avenir du Congo

Dans un climat de défis sécuritaires, de tensions politiques et de fractures sociales, le chef de l’Église catholique en RDC a souligné l’urgence d’un sursaut collectif. Selon lui, la grandeur du Congo ne sera assurée que si ses citoyens placent le dialogue, le pardon réciproque et la quête du bien commun au cœur de leur action.

Ce message met en évidence la nécessité de surmonter les divisions pour édifier un consensus national, seul à même de consolider une paix durable et de préserver l’unité du territoire.

Le vivre-ensemble au cœur du projet national

Mgr Fulgence Muteba a mis l’accent sur la philosophie du vivre-ensemble, qu’il juge essentielle à la cohésion nationale. À ses yeux, aucune réforme politique, économique ou institutionnelle ne pourra porter ses fruits durablement sans cette base commune.