Niamey – Le Conseil consultatif de la Refondation (CCR) a marqué une étape décisive dans la modernisation de l’administration publique nigérienne. Lors de sa première session ordinaire de l’année, les discussions ont mis en lumière les avancées majeures enregistrées dans la gestion des ressources humaines de l’État. La ministre de la Fonction publique, du Travail et de l’Emploi, Aïssatou Abdoulaye Tondi, a détaillé devant les membres du CCR, présidé par le Dr Mamoudou Harouna Djingarey, l’état d’avancement des réformes engagées pour une administration plus performante, équitable et adaptée aux enjeux de la Refondation.
Les échanges ont porté sur les multiples chantiers visant à transformer en profondeur le fonctionnement de l’État nigérien. L’objectif ? Créer une administration plus réactive, transparente et alignée sur les besoins des citoyens.
Une refonte complète du système administratif nigérien
La ministre a exposé les mesures phares destinées à restructurer la fonction publique nigérienne. Parmi elles, l’harmonisation des statuts, l’optimisation de la gestion des agents de l’État, la modernisation des services publics et le renforcement des politiques nationales en matière de travail et d’emploi. Ces initiatives s’inscrivent dans une vision globale visant à offrir un service public de qualité, tout en assurant une gestion rigoureuse des ressources humaines.
L’ambition affichée est claire : bâtir une administration plus agile, capable de répondre aux attentes des citoyens tout en garantissant une gouvernance équitable et transparente.
Le numérique, moteur de la transformation administrative
Le pilier central de cette réforme repose sur la digitalisation de l’administration. La ministre a présenté les résultats concrets du Système intégré de gestion des ressources humaines de l’État et de la paie (SIGRHEP), un outil conçu pour centraliser et sécuriser la gestion des agents publics.
Les premiers bilans sont encourageants : plus de 16 500 dossiers d’agents ont déjà été numérisés, tandis que 23 000 autres ont été mis à jour. Parallèlement, le développement d’applications métiers dédiées a permis de renforcer l’efficacité des services administratifs. À terme, le SIGRHEP prendra en charge la gestion de près de 200 000 agents publics et accompagnera plus de 150 gestionnaires répartis sur l’ensemble du territoire nigérien.
Des avancées statutaires et des outils innovants
Outre la digitalisation, plusieurs réformes institutionnelles ont été engagées. Parmi les mesures phares, l’adoption de nouveaux textes encadrant le statut général de la fonction publique, l’introduction d’outils d’évaluation de la performance individuelle et la mise en place d’une stratégie de redéploiement des agents dans les zones post-crise.
Le ministère a également poursuivi l’organisation de concours professionnels, de recrutements directs et le suivi rigoureux des carrières de milliers de fonctionnaires. Ces initiatives visent à garantir une administration plus compétitive, tout en offrant des perspectives d’évolution aux agents publics.
Les défis de la réforme au cœur des débats
Les échanges entre les membres du Conseil consultatif de la Refondation et les représentants du gouvernement ont permis d’aborder les enjeux liés à la modernisation administrative, à la gestion des ressources humaines et à l’amélioration des politiques de l’emploi. Ces discussions ont donné lieu à une motion de félicitations adressée aux équipes gouvernementales pour les progrès réalisés.
À travers ces réformes, les autorités nigériennes ambitionnent de faire de la modernisation administrative un levier stratégique pour améliorer la qualité des services publics, renforcer l’efficacité de l’État et concrétiser les objectifs fixés dans le cadre de la Refondation.