L’ancien président de la République du Sénégal, Macky Sall, établi au Maroc depuis environ deux ans et demi, est attendu à Dakar le 17 juillet pour une rencontre officielle avec son successeur, le président Bassirou Diomaye Faye. Cette audience, dont l’annonce a été faite par Macky Sall lui-même via ses canaux numériques, s’inscrit directement dans le cadre de ses consultations en vue de sa candidature au prestigieux poste de secrétaire général des Nations unies.
Dans un message partagé, Macky Sall a précisé : « Dans le cadre des consultations et visites que j’ai entreprises en rapport avec ma candidature au poste de secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, je me rendrai au Sénégal le vendredi 17 juillet 2026. Je remercie vivement SEM le Président Bassirou Diomaye Diakhar Faye, pour l’entretien que nous aurons à cette occasion. J’exprime ma profonde gratitude aux Sénégalaises et Sénégalais pour leur soutien et leur encouragement depuis l’annonce de ma candidature ». Cette démarche souligne l’importance des soutiens régionaux pour une figure africaine aspirant à une telle fonction internationale.
Toutefois, cette future visite à Dakar et l’accueil par le président Bassirou Diomaye Faye ne sont pas sans susciter des débats animés. Une partie de la base du parti Pastef, notamment les plus fervents soutiens d’Ousmane Sonko, exprime des réserves. Pour certains, recevoir l’ancien chef d’État pourrait être interprété comme une forme de validation des controverses passées, notamment les violences survenues durant la période préélectorale et les accusations de dérives dans la gestion des ressources économiques et financières du pays.
Il est pertinent de rappeler que la candidature de Macky Sall au Secrétariat général des Nations unies a été officiellement portée par le Burundi, et non par le Sénégal. Après avoir exercé la présidence du Sénégal de 2012 à 2024, Macky Sall s’est installé à Marrakech et a depuis lors considérablement intensifié son engagement sur la scène internationale. Il a multiplié les échanges avec des leaders mondiaux, préparant activement le terrain pour sa potentielle nomination à la tête de l’administration de l’ONU, un rôle clé pour l’actualité panafricaine.
