Route transsaharienne : Algérie et Tchad avancent sur deux tronçons clés

Un partenariat renforcé pour des infrastructures transfrontalières

Le ministre algérien des Travaux Publics et des Infrastructures de base, Abdelkader Djellaoui, a lancé mercredi une mission de deux jours à N’Djamena, accompagné d’une délégation d’experts de haut niveau. L’objectif ? Accélérer la mise en œuvre de projets d’envergure, particulièrement le développement de deux sections stratégiques de la route transsaharienne sur le sol tchadien.

Une visite sous le signe de la coopération bilatérale

Cette visite s’inscrit dans la dynamique impulsée par les plus hautes autorités des deux pays. Elle fait suite aux directives du président Abdelmadjid Tebboune et s’aligne sur les engagements pris lors du récent déplacement du chef d’État tchadien en Algérie. L’enjeu est clair : concrétiser une coopération infrastructurelle ambitieuse, au service du développement socio-économique des deux nations.

Une délégation technique de premier plan

À son arrivée à l’aéroport international Hassan Djamous de N’Djamena, Abdelkader Djellaoui a été accueilli par le ministre tchadien des Infrastructures, du Désenclavement et de l’Entretien routier, Amir Idriss Kourda. La délégation algérienne, composée de plus de 14 experts et ingénieurs, marque sa deuxième étape sur place pour approfondir l’étude des projets routiers.

Parmi ses membres figurent les dirigeants de Cosider Travaux Publics, de la Société nationale des travaux publics (SNTP), ainsi que le directeur général de l’Organisme national de contrôle technique des travaux publics (CTTP). Leur expertise, acquise notamment dans des environnements sahariens exigeants, sera un atout majeur pour la réussite des travaux.

La route transsaharienne, un projet d’intégration régionale

Le secteur des travaux publics occupe une place centrale dans les échanges algéro-tchadiens. L’Algérie, consciente de l’importance stratégique de la route transsaharienne, y voit un levier essentiel pour renforcer les liens économiques entre les deux pays et avec les autres États de la région. Les discussions en cours visent à finaliser deux tronçons majeurs sur le territoire tchadien, considérés comme des maillons indispensables de cette infrastructure continentale.

Les entreprises algériennes, reconnues pour leur savoir-faire en matière de grands ouvrages routiers, apporteront leur contribution technique et opérationnelle. Ce projet pourrait révolutionner les échanges commerciaux et faciliter la mobilité des populations, tout en dynamisant l’économie saharienne et subsaharienne.

Des résultats concrets attendus

Les échanges en cours devraient déboucher sur des avancées tangibles, renforçant la coopération algéro-tchadienne dans le domaine des infrastructures. Une étape clé pour concrétiser la vision d’une intégration régionale durable, où les infrastructures jouent un rôle pivot.