Pourquoi l’arbitre de la finale Sénégal-Maroc a-t-il été exclu de la Coupe du monde ?
À peine un mois après le retrait du titre de champion d’Afrique au Sénégal par la Confédération africaine de football (CAF) en raison des incidents survenus lors de la finale opposant le pays à l’équipe du Maroc, une nouvelle sanction est venue frapper l’arbitre congolais Jean-Jacques Ndala. La FIFA a en effet décidé de ne pas le retenir pour la Coupe du monde 2024, malgré sa participation active à la Coupe d’Afrique des nations (CAN) précédente.
Cette exclusion contraste avec les choix de la CAF, qui a continué à lui confier des missions prestigieuses comme des rencontres en Ligue des champions ou en Coupe de la CAF. Pourtant, la FIFA a jugé bon de se passer de ses services, une décision qui suscite de nombreuses interrogations.
Une décision controversée après une finale sous haute tension
Parmi les arbitres africains sélectionnés pour la Coupe du monde, sept noms ont été retenus, dont ceux du Marocain Jalal Jayed, de l’Algérien Mustapha Ghorbal, du Gabonais Pierre Atcho, du Mauritanien Dahane Beida, du Sud-Africain Tom Abongile, de l’Égyptien Amin Mohamed et du Somalien Omar Artan. Jean-Jacques Ndala, lui, en est absent, une absence qui n’a pas manqué de faire réagir.
Des consignes controversées et des décisions contestées
La prestation de Jean-Jacques Ndala lors de la finale de la CAN a été vivement critiquée par les observateurs. Ses décisions ont été jugées partiales, notamment sa passivité face aux incidents et certaines erreurs d’arbitrage. Olivier Safari, président du comité des arbitres de la CAF, a révélé lors d’un comité exécutif à Dar es-Salaam que des consignes avaient été données à l’arbitre pour éviter de sanctionner les joueurs sénégalais rentrés aux vestiaires avec un avertissement. Cette décision visait, selon lui, à « préserver le match » lors de leur retour sur le terrain, une explication qui n’a pas suffi à calmer les critiques.
Cette affaire soulève des questions sur l’influence des consignes extérieures sur l’arbitrage et leur impact sur l’intégrité des compétitions sportives.
