La SADC exige le respect des accords de Doha et de Washington pour stabiliser l’est de la RDC
L’Afrique du Sud accueillera en août 2026 le 46ᵉ sommet de la SADC, une réunion cruciale pour la stabilité régionale. En amont de cet événement, une Troïka de l’Organe de la SADC sur la politique, la défense et la sécurité, dirigée par Enoch Kamzingeni Chihana, deuxième vice-président du Malawi, a organisé un sommet extraordinaire virtuel ce 22 juin 2026. L’objectif ? Évaluer la détérioration de la situation sécuritaire en République démocratique du Congo (RDC) et à Madagascar.
Une détérioration alarmante dans l’est de la RDC
La situation dans l’est de la RDC s’aggrave chaque jour. Les dirigeants de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) ont exprimé leur profonde préoccupation face à l’instabilité croissante dans cette région. Les accords de Doha et de Washington, censés garantir un cessez-le-feu et relancer le dialogue, restent lettre morte sur le terrain. Les combats entre les forces gouvernementales et les groupes armés, dont le M23, se poursuivent sans relâche.
Parmi les points noirs : la résurgence de l’épidémie d’Ebola dans l’est du pays, qui ajoute une couche supplémentaire de crise humanitaire. La SADC a rappelé que cette instabilité menace non seulement la paix nationale congolaise, mais aussi les efforts d’intégration et de coopération régionale.
Des appels répétés au respect des engagements
Le sommet de la Troïka a réaffirmé son engagement à sauvegarder la paix, consolider la démocratie et promouvoir la stabilité en Afrique. Les participants ont insisté sur la nécessité de renforcer les mécanismes africains de prévention et de résolution des crises pour préserver la sécurité collective. Ils ont également souligné l’importance des processus de paix menés par l’Afrique, appuyés par les efforts internationaux, comme essentiels pour instaurer une stabilité durable.
Les accords de Doha et de Washington doivent être respectés par toutes les parties prenantes. Le sommet a exhorté à une application stricte des dispositions relatives au cessez-le-feu. Cependant, malgré ces appels, les hostilités persistent, et les différentes parties continuent d’interpréter les accords selon leurs propres intérêts, rendant leur mise en œuvre incertaine.
Des recommandations en vue du sommet d’août 2026
Plusieurs recommandations ont été formulées lors de ce sommet. Elles seront soumises à l’examen du 46ᵉ sommet ordinaire des chefs d’État et de gouvernement de la SADC, prévu du 16 au 17 août 2026 à Durban, en Afrique du Sud. Ce sommet marquera le début de la présidence sud-africaine de la SADC pour douze mois, dans un contexte de transition politique à Madagascar.
La SADC a rappelé que l’Afrique du Sud assure actuellement la présidence intérimaire de l’organisation depuis la destitution d’Andry Rajoelina en octobre 2025, à la suite d’une crise politique majeure.
Un appel à la solidarité africaine
Face à cette situation critique, la SADC a réaffirmé sa solidarité avec le peuple congolais. L’organisation a appelé à une mobilisation régionale pour soutenir la RDC dans la recherche de solutions durables. La stabilité de la RDC est un impératif pour la paix et la prospérité de toute l’Afrique australe.
Les prochains mois seront déterminants. Les résultats concrets des initiatives diplomatiques dépendront de la volonté politique des parties prenantes et de leur engagement à respecter les accords de paix. La communauté internationale, ainsi que les pays africains, devront jouer un rôle actif pour accompagner la RDC sur le chemin de la stabilité.
En attendant le sommet d’août, les observateurs restent attentifs aux développements sur le terrain. La situation dans l’est de la RDC continue de préoccuper, et chaque jour sans paix est un jour de plus pour les populations locales.
Les rebelles du M23 à Kibumba
