Le Tchad renforce sa lutte contre l’exploitation et la traite des personnes
Le gouvernement tchadien déploie une stratégie renforcée pour éradiquer le fléau de la traite des êtres humains, ciblant particulièrement les populations les plus vulnérables comme les femmes et les mineurs. Cette mobilisation s’appuie sur une application stricte des textes législatifs existants et une coordination accrue entre les acteurs judiciaires et sécuritaires.
Une mobilisation judiciaire et sécuritaire sans précédent
Une circulaire récente a été envoyée aux différentes entités chargées de la sécurité et de la justice pour rappeler l’urgence d’agir face à ce crime odieux. Le Tchad, engagé dans la Convention des Nations Unies contre la Criminalité Transnationale Organisée depuis 2009, s’est doté de moyens juridiques concrets comme l’ordonnance Nº006/PR/2018 et la loi Nº12/PR/2018, spécifiquement dédiées à la protection des victimes et à la répression des trafiquants.
Des mesures concrètes pour protéger les victimes
- Enquêtes accélérées : Les autorités locales sont tenues de traiter les plaintes avec célérité pour éviter toute impunité.
- Documentation rigoureuse : Chaque affaire doit faire l’objet d’un procès-verbal détaillé avant transmission aux tribunaux compétents.
- Suivi centralisé : Les dossiers sont systématiquement orientés vers le Secrétariat Général du Ministère de la Justice et la Commission Nationale de Lutte contre la Traite des Personnes pour un accompagnement renforcé.
- Coordination provinciale : Les délégués locaux veillent à l’application uniforme de ces directives sur l’ensemble du territoire.
Vers une stratégie nationale intégrée
Cette campagne s’inscrit dans une vision plus large visant à établir une base de données exhaustive sur les cas de traite. L’objectif ? Élaborer des politiques publiques adaptées et mesurer l’efficacité des actions menées. En s’attaquant à ce fléau, le Tchad réaffirme son engagement en faveur des droits fondamentaux et de la dignité de sa population.
