Tshisekedi associe Ndayishimiye au débat onusien sur les ressources et la paix

Face aux crises qui ébranlent l’Afrique, le président congolais Félix Tshisekedi a plaidé le 23 juin 2026 pour une mobilisation continentale renforcée et une défense plus résolue des intérêts africains sur la scène mondiale.

Lors d’une déclaration à Kinshasa, après une entrevue avec son homologue burundais Évariste Ndayishimiye, également président en exercice de l’Union africaine, le chef de l’État de la RDC a insisté sur la nécessité d’une plus grande cohérence et d’une solidarité accrue entre nations africaines face aux enjeux actuels.

Dans cette optique, Félix Tshisekedi a révélé avoir convié Évariste Ndayishimiye à une réunion de haut niveau du Conseil de sécurité des Nations Unies qu’il présidera prochainement aux États-Unis, dans le cadre de la présidence tournante de la RDC à cet organe en juillet 2027.

« L’Afrique traverse une période charnière. Notre continent doit faire face à des défis sécuritaires complexes, à des crises humanitaires persistantes, aux effets du changement climatique, aux pressions économiques mondiales, mais aussi aux attentes immenses de notre jeunesse. Face à ces défis, l’Afrique doit parler avec davantage de cohérence, agir avec davantage de solidarité et défendre avec davantage de fermeté ses intérêts stratégiques. Dans cet esprit, j’ai eu l’honneur d’inviter mon frère, le président Évariste Ndayishimiye, à prendre part à la réunion de haut niveau que je présiderai très prochainement au Conseil de sécurité des Nations Unies, à l’occasion de la présidence de ce Conseil par la RDC au mois de juillet, et qui portera sur les liens entre les ressources naturelles, la paix, la sécurité et le développement durable », a annoncé Félix Tshisekedi.

Cette rencontre abordera les interactions entre ressources naturelles, paix, sécurité et développement durable, une thématique jugée cruciale pour la RDC, la région des Grands Lacs et l’ensemble du continent africain. Le président congolais a estimé que la participation de son homologue burundais apportera une contribution significative aux débats.

« Cette thématique est essentielle pour notre pays, pour la région des Grands Lacs et pour l’ensemble du continent africain. Nos ressources naturelles doivent cesser d’être un facteur de convoitise et de prédation, d’instabilité et de conflit. Elles doivent devenir un levier de paix, de développement, de souveraineté économique, de transformation industrielle et de prospérité partagée. Je suis convaincu que la contribution du président Ndayishimiye, en sa qualité de président de la République du Burundi et de président en exercice de l’Union africaine, enrichira utilement cette réflexion au service de notre continent », a ajouté le chef de l’État.

La RDC prendra la présidence du Conseil de sécurité de l’ONU en juillet 2026, dans le cadre de la rotation mensuelle. Elle succédera à la Colombie (juin) et précédera le Danemark (août), selon l’ordre alphabétique anglais. Ces trois pays siègent au Conseil, les deux premiers en tant que membres non permanents pour 2026-2027.

Depuis janvier 2026, les drapeaux des cinq nouveaux membres non permanents – Bahreïn, Colombie, RDC, Lettonie et Libéria – flottent au siège de l’ONU à New York, marquant le début de leur mandat de deux ans au sein de l’instance chargée des opérations de maintien de la paix, des sanctions et de l’orientation politique face aux crises internationales.