Une nouvelle impulsion pour le genre et l’économie verte en Afrique de l’Ouest

Un partenariat stratégique pour une transition écologique paritaire

Le Centre de la CEDEAO pour le développement du genre (CCDG) a franchi une étape décisive en validant un programme régional novateur. En étroite collaboration avec ONU Femmes et diverses entités spécialisées, cette initiative place l’égalité des sexes au cœur de la lutte contre le dérèglement climatique et du développement de l’économie verte.

Réunis au sein de la représentation diplomatique de l’organisation en Côte d’Ivoire, les experts ont peaufiné le cadre stratégique de ce projet ambitieux. L’objectif est clair : établir une feuille de route opérationnelle pour transformer les intentions en résultats tangibles sur le terrain.

Soutenir la résilience Afrique face aux défis environnementaux

Ce programme vise avant tout à épauler les États membres dans leurs politiques de transition écologique. En mettant l’accent sur la résilience Afrique, la CEDEAO entend mobiliser les ressources nécessaires pour financer son Plan d’action sur le genre et le climat. Il s’agit de garantir que les mutations économiques vers la durabilité ne laissent personne de côté.

Pour Sandra Oulaté Fattoh, directrice du CCDG, cette mutation vers le vert constitue un levier de croissance majeur. Bien qu’elle comporte des défis structurels, elle offre surtout des perspectives inédites pour l’autonomisation des femmes et des jeunes filles dans toute la sous-région.

De la volonté politique à l’impact social

La représentante d’ONU Femmes en Côte d’Ivoire, Adjaratou Fatou Ndiaye, a salué ce passage à l’offensive. Elle estime que ce cadre de travail marque la fin des simples déclarations d’intention pour laisser place à une action concrète, indispensable pour répondre aux urgences climatiques actuelles.

De son côté, le Dr Kalilou Sylla, commissaire de la CEDEAO en charge des Affaires économiques et de l’Agriculture, a insisté sur le caractère inclusif de cette démarche. Pour lui, la transition verte doit impérativement générer des opportunités réelles pour la jeunesse et les femmes, piliers du développement régional.

Le processus de validation se poursuivra prochainement à Lomé, au Togo. Une session de travail prévue entre fin juin et début juillet devrait aboutir à l’adoption finale de ce document de référence pour l’avenir durable de la région.