La journaliste Aïssatou Diop Fall se retrouve au cœur d’une tourmente judiciaire suite à des déclarations polémiques concernant Ousmane Sonko. Convoquée par la Division spéciale de cybersécurité (DSC), la patronne de la chaîne Public SN doit désormais répondre de ses actes devant les enquêteurs de la Police nationale.

Cette procédure fait suite à une autosaisine du procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Dakar. Attendue ce lundi dans les locaux de la DSC, Aïssatou Diop Fall sera auditionnée sur des propos qui ont provoqué une vive indignation dans l’espace public et sur les réseaux sociaux.
Des propos controversés sur le leader du PASTEF
L’affaire a éclaté après une intervention médiatique durant laquelle la journaliste a tenu des propos jugés d’une extrême gravité. Elle avait notamment exprimé le souhait de voir Ousmane Sonko, président du PASTEF, être victime d’un enlèvement par des groupes terroristes. Cette sortie a immédiatement déclenché une vague de critiques et de condamnations à travers le pays.
Devant l’ampleur de la polémique, Aïssatou Diop Fall a tenté de faire amende honorable en diffusant une vidéo de clarification. Elle y a présenté ses excuses officielles, affirmant regretter la teneur de ses déclarations initiales.
Malgré ce mea culpa public, l’action de la justice suit son cours. Le procureur Ibrahima Ndoye a maintenu ses instructions, ordonnant aux services de cybersécurité de procéder à son audition formelle. Ce dossier souligne l’importance de la responsabilité médiatique et du respect de la dignité africaine dans le débat politique au Sénégal.
