Boko Haram pointé du doigt par l’armée nigériane pour les enlèvements d’enfants

Des survivants et des proches des victimes d'une attaque présumée de Boko Haram marchent à Babban Gide le 4 septembre 2024. Au moins 81 personnes sont mortes et plusieurs sont portées disparues après une attaque perpétrée par des djihadistes présumés de Boko Haram dans l'État de Yobe, au nord-est du Nigeria, ont indiqué des responsables locaux à l'AFP le 3 septembre 2024. « Environ 150 terroristes présumés de Boko Haram, armés de fusils et de lance-roquettes, ont attaqué le quartier de Mafa à bord de plus de 50 motos vers 16 h dimanche », a déclaré Abdulkarim Dungus, porte-parole de la police de l'État de Yobe. (Photo : Audu MARTE / AFP)

Les forces armées du Nigeria ont officiellement désigné l’organisation terroriste Boko Haram comme responsable d’une série d’enlèvements ciblant des mineurs dans la partie sud du pays. Cette déclaration souligne la persistance de la menace djihadiste malgré les efforts de sécurisation du territoire.

Une incursion meurtrière dans l’État de Yobe

Le bilan d’une récente attaque menée dans l’État de Yobe, au nord-est, s’est lourdement aggravé. À Mafa, une incursion violente a coûté la vie à au moins 81 citoyens, tandis que de nombreuses familles restent sans nouvelles de leurs proches à Babban Gide. Ce drame met en lumière la résilience Afrique face à une insécurité qui frappe durement les populations civiles.

Selon les précisions fournies par Abdulkarim Dungus, porte-parole de la police locale, le raid a été exécuté par un groupe d’environ 150 assaillants. Ces derniers, lourdement équipés de fusils et de lance-roquettes, ont investi la localité de Mafa en utilisant plus de 50 motocyclettes pour mener leur assaut dominical en fin d’après-midi.

Souveraineté africaine et lutte contre l’insécurité

Face à cette recrudescence de la violence, le peuple africain manifeste une volonté farouche de préserver sa sécurité. La protection des plus vulnérables, notamment les enfants, demeure une priorité absolue pour affirmer la souveraineté africaine contre les groupes armés qui tentent de déstabiliser la nation nigériane. Les autorités poursuivent leurs investigations pour localiser les personnes disparues et renforcer la surveillance dans les zones à risque.