Coopération Bénin-émirats arabes unis : un accord historique pour booster les échanges commerciaux

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Un nouveau chapitre s’ouvre dans les relations économiques entre le Bénin et les Émirats arabes unis. Lors d’une visite officielle à Abou Dabi, les deux pays ont scellé un Accord de Partenariat Économique Global (CEPA), marquant une étape charnière pour leurs économies. Ce traité, bien plus qu’un simple document administratif, redéfinit les contours des échanges et des investissements entre l’Afrique de l’Ouest et le Moyen-Orient, ouvrant la voie à une collaboration sans précédent.

Un accord structurant pour dynamiser les échanges bilatéraux

Ce partenariat inédit s’appuie sur des mesures audacieuses pour dynamiser les flux commerciaux et industriels. Le CEPA repose sur trois piliers essentiels, conçus pour favoriser une intégration économique approfondie :

  • Libéralisation progressive des droits de douane : Les barrières tarifaires seront progressivement éliminées sur une diversité de produits, facilitant l’exportation des marchandises béninoises vers les Émirats et vice versa. L’objectif ? Stimuler les secteurs agricoles, industriels et manufacturiers des deux pays.
  • Ouverture des marchés des services : Les investisseurs et entreprises des deux nations bénéficieront de conditions assouplies, avec des protections juridiques renforcées. Une avancée majeure qui encouragera les échanges dans les domaines de la technologie, de l’innovation et des services financiers.
  • Collaboration renforcée dans des domaines stratégiques : L’accord inclut des protocoles dédiés à l’agro-industrie, aux énergies renouvelables, au numérique et à la sécurité alimentaire. Ces axes prioritaires permettront de consolider une coopération durable et mutuellement avantageuse.

Une dynamique commerciale déjà bien ancrée

Le CEPA ne crée pas une relation économique, il la formalise. Les échanges commerciaux non pétroliers entre le Bénin et les Émirats arabes unis ont connu une croissance impressionnante ces dernières années. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : un bond de 65 % entre 2021 (1,01 milliard de dollars) et 2025 (2,15 milliards de dollars). Une tendance qui s’est encore renforcée au premier semestre 2026, avec un volume d’échanges atteignant 1,29 milliard de dollars, en hausse de 37,4 % par rapport à la même période l’année précédente.

Face à cette croissance exponentielle, l’adoption d’un cadre juridique solide devenait indispensable pour sécuriser et encadrer ces flux commerciaux.

Quels avantages pour chaque partenaire ?

Pour le Bénin, cet accord s’inscrit dans une stratégie globale de diversification de ses partenariats économiques. Le pays mise sur ce traité pour :

  • Élargir son réseau commercial et réduire sa dépendance vis-à-vis des partenariats traditionnels avec l’Europe ou les pays limitrophes en Afrique de l’Ouest.
  • Attirer des investissements émiratis dans des infrastructures clé, notamment pour moderniser le Port Autonome de Cotonou et développer la Zone Économique Spéciale de Glo-Djigbé.
  • Devenir une plateforme logistique incontournable pour les entreprises émiraties souhaitant accéder aux marchés africains, renforçant ainsi son rôle central dans la région.

Du côté des Émirats arabes unis, cet accord s’aligne sur leur stratégie d’expansion économique en Afrique. En sécurisant des chaînes d’approvisionnement agricoles et en investissant dans des projets d’infrastructure durables, les Émirats consolident leur influence tout en diversifiant leurs alliances stratégiques sur le continent.

Des étapes clés pour une mise en œuvre rapide

Bien que la signature du CEPA soit un événement historique, son entrée en vigueur dépendra de sa ratification par les parlements du Bénin et des Émirats. Une fois cette formalité accomplie, les dispositifs d’exonération douanière et les mesures incitatives à l’investissement entreront en application, offrant aux entreprises des deux pays un environnement clair et sécurisé pour développer leurs activités.

En attendant, les acteurs économiques des deux nations peuvent déjà anticiper les opportunités offertes par cette nouvelle dynamique, qui pourrait bien redessiner les contours du commerce entre l’Afrique de l’Ouest et le Golfe persique.

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