L’agence de notation Moody’s a récemment abaissé la note souveraine du Sénégal de Caa1 à Caa2, une décision motivée par des pressions accrues sur le refinancement de la dette et l’absence prolongée de partenariat avec le Fonds monétaire international (FMI). Pourtant, selon l’élu Thierno Alassane Sall, leader du parti République des Valeurs (RV), cette dégradation trouve son origine dans un autre facteur : les conflits internes au sein de la majorité présidentielle.
Une dégradation liée aux divisions politiques
Dans un message publié sur les réseaux sociaux, Thierno Alassane Sall a vivement critiqué l’affrontement entre le président Diomaye Faye et son ancien mentor, Ousmane Sonko, qu’il qualifie de « guerre fratricide ». Selon lui, ces tensions au sommet de l’État sont en partie responsables de la détérioration des conditions économiques et sociales des Sénégalais.
« La dégradation de la note du Sénégal par Moody’s n’est pas une surprise, mais elle reflète surtout l’irresponsabilité de ceux qui se déchirent au lieu de servir le pays. Les Sénégalais paient aujourd’hui le prix de cette guerre politique inutile, qui aggrave leur quotidien et creuse les inégalités », a-t-il déclaré.
Un appel à la responsabilité
Thierno Alassane Sall a également appelé les citoyens à tirer les leçons de cette situation lors des prochaines consultations électorales. Selon lui, les électeurs doivent sanctionner « l’aveuglement et l’incompétence » des responsables politiques qui, selon lui, ont failli à leur mission.
« Les Sénégalais doivent se souvenir, lors des prochaines échéances, de ceux qui ont transformé leurs espoirs en désillusion. Il est temps de dégager une fois pour toutes ceux qui ont transformé leur insouciance en souffrance pour le peuple », a-t-il ajouté.
Un espoir de redressement malgré tout
Cette dégradation intervient alors qu’une mission du FMI est actuellement en négociation avec le gouvernement sénégalais à Dakar pour tenter de finaliser un nouveau programme d’aide financière. Un accord pourrait permettre de soulager partiellement la pression sur les finances publiques et de restaurer une partie de la confiance des investisseurs.
