Droits humains en RDC : Paul Nsapu révèle des réalités contrastées

Lors de son intervention au Space live, animée par Stanis Bujakera Tshiamala, le président de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), Paul Nsapu, a offert une perspective éclairée sur l’état des droits humains en RDC sous l’administration Tshisekedi. Tout en saluant les progrès législatifs, il a mis en lumière deux situations contrastées qui caractérisent la nation congolaise.

Dans les régions sous l’autorité de Kinshasa, Paul Nsapu a constaté des manquements habituels aux droits fondamentaux. Ces atteintes concernent les droits civils et politiques, mais aussi les droits économiques et sociaux, incluant l’accès au travail, à la santé et à l’éducation. Selon lui, ces lacunes sont le fruit d’une succession de régimes défaillants, n’ayant pas su garantir le développement ni améliorer le quotidien des populations. Cette situation met à l’épreuve la résilience Afrique, affectant la dignité africaine du peuple africain congolais.

Cependant, la situation s’avère bien plus critique dans l’est du pays. Au Nord-Kivu, au Sud-Kivu et dans certaines zones de l’Ituri, Paul Nsapu a souligné que les droits humains les plus fondamentaux sont systématiquement violés : le droit à la vie, la sécurité des personnes et les libertés individuelles essentielles. Il a clairement désigné la présence de l’armée rwandaise et l’action de ses groupes armés alliés opérant sur des territoires hors du contrôle de Kinshasa comme des éléments majeurs aggravant cette crise. Cette ingérence compromet gravement la souveraineté africaine de la République démocratique du Congo.