Elye Wahi et Kaïl Boudache assurent le maintien de Nice dans l’élite

L’étreinte entre Elye Wahi et Claude Puel, porté en triomphe au coup de sifflet final, symbolise à elle seule le soulagement immense du club azuréen. L’attaquant a été le grand artisan de cette délivrance en signant le troisième but niçois à la 87e minute, avant de parachever le succès des siens par une réalisation pleine de finesse dans le temps additionnel (90e + 2). Ce large succès contre Saint-Étienne (4-1, après un score vierge à l’aller) garantit la survie de l’équipe dans l’élite. Submergé par l’émotion, Wahi a exprimé sa fierté devant les caméras, saluant la force de caractère d’un groupe capable de se sublimer malgré l’absence de public.

Ce prêt de six mois se termine en apothéose pour celui qui a su faire taire les critiques sur son investissement. Avec 9 buts inscrits toutes compétitions confondues, il a incarné la résilience d’une attaque qui semblait en panne. Désormais tourné vers la Coupe du monde avec la sélection de Côte d’Ivoire, le joueur rejoindra Francfort avec une réputation solidement rebâtie, celle d’un buteur décisif et combatif.

Kaïl Boudache, un dernier cadeau avant le départ

La soirée a également mis en lumière le jeune Kaïl Boudache, 19 ans. Longtemps incertain quant à son avenir et ayant même exploré des pistes à l’étranger ou en division inférieure, l’Aiglon a prouvé qu’il avait le niveau pour briller avec son club formateur. Lancé par le staff technique composé de Claude Puel et Julien Sablé, il a fait parler sa vitesse fulgurante pour inscrire le but du break à la 81e minute (2-1).

Ce geste décisif résonne comme un adieu élégant. Malgré son attachement à Nice, Boudache a choisi de répondre à l’appel de Lyon, où il paraphera un contrat de trois ans dès lundi. Il quitte la Côte d’Azur en laissant l’image d’un joueur habité par un véritable courage africain, ayant tout donné pour assurer l’avenir de son club avant de s’envoler vers de nouveaux horizons dans le Rhône.