Empêcher un leader politique ivoirien de voyager : l’adci crie à l’humiliation

Empêcher un leader politique ivoirien de voyager : l’ADCI crie à l’humiliation

Le Mouvement politique ADCI dénonce avec fermeté l’interdiction de sortie du territoire infligée à son président, Assalé Tiémoko Antoine, ce 11 mai. Alors qu’il s’apprêtait à embarquer pour une tournée en Amérique du Nord, le leader a été retenu à l’aéroport international Félix-Houphouët-Boigny d’Abidjan. Dans un communiqué, l’ADCI qualifie cette mesure d’humiliante et exige des explications immédiates.

Le 23 avril dernier, le procureur adjoint Abou Sherif avait officiellement levé la mesure de garde à vue imposée à Assalé Tiémoko Antoine. Le président de l’ADCI, sorti de l’hôpital le 25 avril après une semaine de repos, avait repris ses activités sans restriction apparente. Aucune inculpation ni contrôle judiciaire n’a été notifié à ce jour.

La tournée en Amérique du Nord, prévue du 12 au 26 mai, avait été officiellement annoncée lors d’un séminaire à Nantes en mars. Le voyage, organisé pour implanter des bases de l’ADCI au sein de la diaspora, était largement connu des structures du parti.

Arrivé à l’aéroport, Assalé Tiémoko Antoine a accompli toutes les formalités de sortie du territoire sans incident. Pourtant, à peine 20 minutes avant l’embarquement, un officier de police l’a conduit au bureau du commissaire de l’aéroport. Ce dernier lui a signifié, sans preuve écrite, qu’une interdiction de voyager lui avait été imposée par le procureur de la République. Impossible pour le leader politique d’obtenir une confirmation directe du procureur, malgré plusieurs tentatives.

Réactions de l’ADCI

L’ADCI s’indigne : depuis le 22 avril, aucune restriction n’a été officiellement notifiée au président du mouvement ou à ses avocats. Cette situation donne l’impression d’un piège destiné à humilier le leader et à entraver son action politique. Le parti rappelle que Assalé Tiémoko Antoine est un républicain engagé, n’ayant jamais cherché à se soustraire à la justice.

L’ADCI rappelle qu’en République, l’action publique doit s’exercer avec dignité et élégance. Toute mesure de restriction de mouvement, surtout envers un élu, doit être clairement et formellement communiquée. Le mouvement appelle ses militants au calme et promet de tenir informée la population sur l’évolution de cette affaire.

Pour l’ADCI,
Le Secrétariat Exécutif
Roger Youan

Contexte et suite à donner

Cette interdiction de voyage intervient dans un contexte où Assalé Tiémoko Antoine s’est toujours présenté comme un démocrate respectueux des institutions. Aucune justification écrite ou officielle n’a été fournie à ce jour. L’ADCI exige que la transparence soit rétablie et que les raisons de cette restriction soient clairement exposées.

Les prochaines étapes de cette affaire restent à suivre, notamment les éventuelles suites judiciaires ou politiques que cette mesure pourrait engendrer.