Fakaba Sissoko critique la gestion du pouvoir au Mali lors de l’indépendance

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À l’occasion de la fête de l’indépendance du Mali, célébrée chaque 22 septembre, le général Assimi Goïta, président de la transition, a marqué l’événement par un discours le 21 septembre 2026. Il y a mis en avant les avancées économiques du pays, réaffirmé son engagement contre les groupes armés terroristes et souligné l’importance de la réconciliation nationale. Le chef de la junte a également évoqué la progression du Mali au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES) vers une souveraineté africaine renforcée, en collaboration avec le Russia Africa Corps.

Discours du président malien Assimi Goïta lors de la fête de l'indépendance

Les opposants au régime en exil dénoncent une transition sans résultats

Face à ce bilan, les voix dissidentes s’élèvent, notamment celle d’Etienne Fakaba Sissoko, porte-parole de la Coalition des forces pour la République (CFR), dirigée par l’imam Dicko et regroupant des opposants politiques et de la société civile malienne en exil. Ce dernier a vivement réagi aux déclarations d’Assimi Goïta, estimant qu’elles occultaient les réalités du terrain.

« Il est possible de chérir le Mali, soutenir nos soldats et défendre notre souveraineté africaine tout en exigeant des comptes à ceux qui détiennent le pouvoir, déclare-t-il. Les Maliens méritent des solutions concrètes : sécurité, emploi, accès à l’électricité et liberté politique ». Pour lui, le discours du 21 septembre a ignoré des enjeux majeurs, comme l’échec du partenariat avec la Russie, illustré par des événements récents comme l’attaque de Dioura, où plus d’une centaine de soldats maliens ont péri et des dizaines ont été capturés par des groupes terroristes.

Un pays en crise, selon l’opposition

« Le Mali est aujourd’hui plongé dans une détresse sans précédent, alerte Etienne Fakaba Sissoko. Jamais notre nation n’a connu un tel niveau de délabrement. Refuser de célébrer cette fête, c’est reconnaître l’échec d’un régime qui ne répond plus aux aspirations de son peuple ». Il conclut en soulignant que la situation actuelle ne reflète en rien l’esprit de la fête nationale, mais plutôt une dignité africaine bafouée et une résilience Afrique mise à rude épreuve.

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