Financement trouble : comment d’anciens mercenaires de Wagner écoulent du tramadol en Afrique centrale

Trois ans après la disparition tragique d’Evgueni Prigojine, les ramifications africaines de son empire privé persistent. Une investigation approfondie met en lumière un trafic de tramadol, un antidouleur opioïde puissant, qui servirait de source de revenus pour les ex-membres de Wagner encore actifs sur le continent.

Selon les révélations, environ cinq cents anciens combattants du groupe, dont le fils du défunt oligarque, Pavel Prigojine, seraient toujours déployés en République centrafricaine. Bien que Moscou ait recentralisé une partie des activités de Wagner sous contrôle étatique, une partie des opérations clandestines continue de perdurer, notamment via des réseaux locaux.

Le tramadol, souvent qualifié de « cocaïne des pauvres » en raison de son coût modéré et de ses effets similaires, circule massivement dans la région. Ce trafic, en plus de générer des profits substantiels, permettrait aux anciens mercenaires de maintenir une présence discrète tout en finançant d’autres activités non déclarées.

Les autorités locales et les observateurs internationaux s’interrogent désormais sur l’ampleur réelle de ce commerce illicite et sur les mesures envisagées pour y mettre un terme. Une chose est certaine : l’héritage trouble de Wagner en Afrique centrale ne s’efface pas aussi rapidement que certains l’espéraient.