L’arrivée de Khvicha Kvaratskhelia au Psg reste une blessure ouverte pour Naples

En janvier 2025, le Psg réalisait l’un des coups les plus retentissants du mercato hivernal. Pour une somme de 70 millions d’euros, le club de la capitale s’offrait les services de Khvicha Kvaratskhelia, transfuge de Naples. Ce recrutement a radicalement transformé le visage offensif de l’équipe de Luis Enrique, jouant un rôle déterminant dans le sacre en Ligue des champions la saison dernière. Aujourd’hui, l’ailier géorgien est devenu le fer de lance incontesté des Parisiens en C1, une situation que le président napolitain Aurelio De Laurentiis peine encore à digérer.

Un départ qui laisse des traces en Italie

Le transfert de celui que l’on surnommait « Kvara » est sans doute l’une des meilleures opérations réalisées par le Psg ces dernières années. Alors que les exigences financières de Naples avaient initialement freiné les ardeurs parisiennes, l’accord s’est finalement conclu, changeant la dynamique du club français. Si le joueur brille désormais sous ses nouvelles couleurs, son ancien président ne cache pas son amertume face à la gestion de ce dossier par l’entourage du footballeur.

« En une seule année à Naples, Kvara a atteint le statut de star. Cependant, il n’a pas souhaité honorer ses engagements contractuels, une situation mal pilotée par ses agents et ses proches », explique Aurelio De Laurentiis. Ce dernier refuse par ailleurs toute comparaison entre sa pépite et l’icône absolue de la ville : « Évoquer Maradona me fait sourire. Diego était unique et irremplaçable, un homme profondément attaché à Naples et au Napoli ».

La métaphore de la sirène napolitaine

Le dirigeant italien exprime ses doutes quant à la capacité de Paris à offrir au joueur une affection similaire à celle de la cité parthénopéenne. Pour illustrer le départ de son ancien protégé, il n’hésite pas à puiser dans la mythologie grecque, comparant l’attitude du joueur à celle d’un héros antique fuyant ses responsabilités.

« Kvara a agi comme Ulysse. Il s’est mis de la cire dans les oreilles pour ne pas succomber au chant de la sirène napolitaine et ignorer nos propositions de prolongation », regrette le patron de Naples. Selon lui, le joueur a préféré tourner le dos à une ville fondée il y a 2 500 ans pour rejoindre le projet parisien, un choix qui continue de nourrir les regrets au pied du Vésuve.