Le Gabon peut-il réussir sa révolution numérique administrative d’ici 2027 ?

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À l’occasion d’une présentation devant la Fédération des entreprises du Gabon (FEG), en présence du vice-président du gouvernement Hermann Immongault, la plateforme Gabon Connect a été dévoilée comme une solution majeure pour moderniser les démarches administratives et financières. Mais ce projet ambitieux parviendra-t-il à transformer durablement l’efficacité de l’État gabonais ?

Une dématérialisation qui change la donne pour les entreprises

La plateforme Gabon Connect promet de simplifier drastiquement les déclarations et les paiements, tout en renforçant le suivi des recettes publiques. Deux modules phares structurent cette innovation : eEmployeur et TrésorPay.

EEmployeur : vers une déclaration sociale unifiée

Le module eEmployeur introduit la Déclaration unique des salaires (DUS), appelée à remplacer les multiples déclarations actuellement exigées par les Impôts, la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) et la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (Cnamgs). Désormais, les entreprises pourront transmettre mensuellement une liste commune de leurs salariés.

Ce service, déjà accessible depuis octobre 2026 aux entreprises suivies par la direction des Grandes entreprises, sera généralisé à tous les employeurs à partir de janvier 2027. Une avancée qui devrait réduire les charges administratives et limiter les erreurs de déclaration.

TrésorPay : des recettes non fiscales 100 % dématérialisées

De son côté, TrésorPay permet aux usagers de déclarer et de régler en ligne les recettes non fiscales dues à l’État, avec la génération instantanée d’une quittance électronique sécurisée. À terme, ce dispositif intégrera également les services des douanes et du Foncier, pour un déploiement complet prévu en décembre 2027.

Quels impacts pour la transparence et les finances publiques ?

Pour Hermann Immongault, cette dématérialisation représente un levier clé pour rendre l’administration plus efficace et les opérations plus transparentes. Une vision partagée par Thierry Minko, ministre de l’Économie, qui y voit un outil essentiel pour mieux mobiliser les recettes publiques, dans un contexte où le Gabon engage des discussions avec le Fonds monétaire international (FMI).

Hélène Zoua-Ondo, vice-présidente de la FEG chargée de la fiscalité, a salué l’initiative, tout en soulignant l’importance d’un accompagnement renforcé des entreprises pour une adoption réussie.

Calendrier : ce qui change en 2026 et 2027

En 2026, les paiements sociaux conservent leurs échéances habituelles, mais la déclaration devient mensuelle. Cette transition progressive doit permettre aux acteurs économiques de s’adapter en douceur avant la généralisation des nouveaux outils.

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