Le Psg conserve son trône européen après une finale épique contre Arsenal

Une soirée qui restera gravée dans les mémoires par sa singularité. Déjà sacrés l’an dernier après leur victoire contre l’Inter Milan, les protégés de Luis Enrique avaient pour ambition de réaliser le doublé ce samedi 30 mai à Budapest. Cependant, face à un bloc d’Arsenal particulièrement compact et discipliné, le chemin vers la gloire a été semé d’embûches jusqu’à l’ultime dénouement aux tirs au but.

Une domination parisienne stérile face au mur londonien

Le début de la rencontre a immédiatement plongé le stade dans une atmosphère particulière. Dès la 6e minute, un contre favorable a permis à Leandro Trossard de servir Kai Havertz. L’attaquant allemand, déjà buteur lors de la finale 2021 avec Chelsea, n’a pas tremblé face à Matveï Safonov et a ouvert le score d’une frappe sèche.

Loin de se laisser abattre par ce scénario, le Paris Saint-Germain a tenté de reprendre le contrôle. Khvicha Kvaratskhelia a bien cru égaliser, mais une intervention salvatrice de Gabriel a écarté le danger. Peu après, c’est William Saliba qui s’est illustré par un tacle chirurgical pour stopper une incursion tranchante de Désiré Doué. Malgré une possession de balle frôlant les 80 %, les Parisiens se sont heurtés à une défense anglaise impénétrable, Arsenal se contentant de rares contres tout en gérant le chronomètre.

Le réveil d’Ousmane Dembélé et le tournant du match

Au retour des vestiaires, le scénario semblait figé. Arsenal continuait de cadenasser la rencontre, provoquant même l’agacement de l’arbitre face à leurs tentatives répétées de gagner du temps. Mais le talent individuel a fini par faire la différence. Suite à une faute de l’Espagnol Cristhian Mosquera sur « Kvara », le Paris Saint-Germain a obtenu un penalty. Ousmane Dembélé a pris ses responsabilités à la 65e minute pour remettre les deux équipes à égalité.

Cette égalisation a enfin forcé les Gunners à sortir de leur camp, offrant une fin de match bien plus ouverte. Khvicha Kvaratskhelia a vu sa tentative heurter le poteau lors d’une contre-attaque fulgurante, tandis que Bradley Barcola, entré en cours de jeu, a manqué de peu de surprendre le portier londonien après un sprint impressionnant à la 85e minute.

Matveï Safonov, le rempart décisif

La prolongation n’a pas permis de départager les deux formations, malgré quelques situations chaudes. C’est donc la séance de tirs au but qui a scellé le sort de cette finale, une première depuis une décennie. Dans cet exercice de haute tension, les Parisiens ont fait preuve d’un sang-froid remarquable.

Si Nuno Mendes a vu son tir repoussé, l’échec de l’Anglais Eze et surtout celui de Gabriel face à un Matveï Safonov impérial ont offert la victoire au club de la capitale. Sous la direction de Luis Enrique, le groupe parisien semble avoir acquis une maîtrise totale de cet exercice, signant ici un sixième succès consécutif aux tirs au but.

Avec ce nouveau trophée, le PSG devient le premier club français de l’histoire à compter deux Ligues des champions à son palmarès. Ce samedi soir à Budapest, Paris a confirmé son statut de nouveau géant incontesté du football européen.